En raison du conflit au Moyen-Orient, les prix de l’énergie montent en flèche. Et cela inquiète de nombreux Belges. Un sondage réalisé par la FEBHEL, la Fédération belge de l’énergie du bois, révèle que quatre Belges sur cinq craignent que les prix ne continuent d’augmenter.
Principaux renseignements
- Huit Belges sur dix s’inquiètent de la hausse des prix de l’énergie due au conflit au Moyen-Orient, d’autant plus que de nombreux logements sont encore chauffés aux énergies fossiles.
- Six sur dix considèrent le chauffage au bois ou aux granulés comme une solution face à la hausse des coûts énergétiques.
- L’enquête menée par la FEBHEL révèle également qu’un poêle belge sur cinq a plus de 25 ans.
À la une : 81 pour cent des Belges s’inquiètent des prix élevés de l’énergie et craignent qu’ils ne continuent d’augmenter. C’est ce que révèle un sondage réalisé par la FEBHEL auprès de 1 500 Belges.
- Cela s’explique notamment par le fait qu’une part importante de la population belge chauffe encore son logement avec des combustibles fossiles. Selon l’enquête de la fédération, plus de la moitié des logements belges (56 pour cent) sont équipés d’une chaudière à gaz et près d’un cinquième (18 pour cent) d’une chaudière au mazout.
- En raison de la guerre en Iran, les prix du gaz et du pétrole ont fortement grimpé. Le prix du baril de Brent oscille actuellement autour de 103 dollars, tandis qu’un mégawattheure de gaz se négocie à plus de 57 euros sur le marché de gros.
Passage au chauffage au bois et aux granulés
Zoom : en raison des prix élevés de l’énergie, de plus en plus de Belges se mettent en quête d’alternatives.
- Ainsi, six Belges sur dix (61 pour cent) considèrent le chauffage (d’appoint) au bois ou aux granulés comme une bonne solution pour se prémunir contre l’incertitude du marché de l’énergie. Plus d’un tiers des Belges (36 pour cent) chauffent déjà leur logement (en partie) au bois ou aux granulés.
- Ils le font principalement pour la chaleur, mais aussi pour le confort. Le facteur financier joue également un rôle : 34 pour cent souhaitent réduire leur facture énergétique et 21 pour cent veulent mieux contrôler leurs dépenses énergétiques.
- « Nous constatons clairement que le chauffage au bois et aux granulés est non seulement solidement ancré dans notre pays, mais qu’il gagne également en popularité », déclare Wim Vanlede de la FEBHEL. « C’est notre principale source d’énergie renouvelable et un moyen pour les familles de mieux maîtriser leurs dépenses énergétiques. Dans un contexte d’incertitude énergétique, les gens recherchent des solutions abordables et prévisibles. »
Un parc de poêles vieillissant
Autre constat : la fédération remarque également que le parc de poêles belge est relativement vieillissant.
- Plus d’un appareil sur cinq (22 pour cent) a plus de 25 ans. Une grande partie des appareils ne répond donc pas aux normes EcoDesign 2022 actuelles, qui exigent une excellente efficacité et une combustion propre.
- Il est toutefois possible d’accélérer leur remplacement : pas moins de sept propriétaires d’appareils anciens sur dix (71 pour cent) envisagent de les remplacer par un modèle neuf et efficace s’ils bénéficient d’un soutien financier ou de primes.
- « Outre les primes pour l’installation d’une pompe à chaleur, les pouvoirs publics doivent également encourager le renouvellement du parc de poêles à bois. En remplaçant les appareils les plus anciens par de nouveaux modèles high-tech portant le label EcoDesign, les émissions de particules fines peuvent être considérablement réduites. Notre secteur est déjà prêt ; il existe sur le marché une large gamme d’appareils dotés des technologies de combustion les plus avancées », déclare Vanlede.
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