Goldman Sachs revoit à la baisse ses prévisions concernant le Brent jusqu’en 2027


Principaux renseignements

  • Goldman Sachs a abaissé ses prévisions pour le Brent à 80 dollars le baril d’ici 2027.
  • La transition de la Chine vers les véhicules électriques freine la demande de pétrole à long terme.
  • La (in)stabilité géopolitique au Moyen-Orient déterminera si les prix vont flamber ou s’effondrer.

En raison d’une hausse prévue de l’offre et des inquiétudes concernant la demande mondiale, Goldman Sachs a revu à la baisse ses prévisions de prix du pétrole jusqu’en 2027. La société prévoit désormais que le Brent s’établira en moyenne à 80 dollars le baril cette année-là, sous l’effet de l’augmentation de la production des pays non membres de l’OPEP et de la transition de la Chine vers des énergies alternatives.

Impact du virage énergétique de la Chine

Les rapports d’analystes suggèrent que l’appétit de la Chine pour le pétrole s’affaiblit de manière permanente, le pays s’orientant vers les véhicules électriques et l’extension des réseaux ferroviaires. Cette tendance est confirmée par une baisse significative des ventes de carburant de Sinopec, certaines estimations suggérant que la demande chinoise en produits liés à l’essence a chuté de 20 pour cent pour le seul mois d’avril.

De plus, la banque s’attend à ce que les exportations de pétrole de la région du Golfe reviennent à des niveaux normaux d’ici la fin août, en supposant que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz retrouve 70 pour cent de son volume d’avant le conflit.

Scénario pessimiste

L’évolution future des prix du pétrole reste fortement tributaire de la stabilité géopolitique au Moyen-Orient. Dans un scénario pessimiste, une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz pourrait faire grimper les prix du Brent au-delà de 110 dollars le baril d’ici la fin de l’année. Si le blocage persistait jusqu’à fin 2026, les prix pourraient potentiellement atteindre 140 dollars le baril d’ici le début de l’année 2027.

Effondrement potentiel des prix

À l’inverse, une réouverture rapide du détroit pourrait déclencher un effondrement des prix. Dans ce scénario optimiste en matière d’offre, soutenu par la production du Venezuela, du Brésil, des Émirats arabes unis, de la Guyane et des États-Unis, le Brent pourrait chuter à 70 dollars le baril d’ici la fin de cette année et potentiellement descendre à 60 dollars le baril en 2027.

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