Un sous-marin de la Royal Navy britannique, équipé de missiles Tomahawk, a été déployé près de l’Iran


Principaux renseignements

  • Le déploiement du HMS Anson près de l’Iran confère à la Royaume-Uni une capacité de frappe potentielle contre des cibles iraniennes.
  • Le Premier ministre Keir Starmer a autorisé les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour mener des opérations offensives contre l’Iran.
  • L’attaque de missiles iranienne contre les îles Chagos met en évidence une portée de menace préoccupante qui s’étend sur plusieurs continents.

Un sous-marin de la Royal Navy, le HMS Anson, serait arrivé dans la mer d’Oman, se positionnant à portée de frappe de l’Iran. Ce navire de classe Astute est équipé de missiles de croisière d’attaque terrestre Tomahawk Block IV, capables d’atteindre des cibles situées à plus de 1 600 kilomètres, ainsi que de torpilles lourdes Spearfish. Ce déploiement confère potentiellement aux forces britanniques la capacité de lancer des frappes contre des cibles iraniennes si les tensions s’intensifient.

Bases britanniques

Le ministère de la Défense a refusé de confirmer la position du HMS Anson, déclarant qu’il ne divulguait pas de détails sur des opérations ou des déploiements spécifiques. Il a souligné que les capacités dans la région faisaient l’objet d’une évaluation constante.

Cette évolution fait suite à l’accord du Premier ministre Keir Starmer autorisant les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour mener des opérations offensives contre des sites iraniens menaçant les navires traversant le détroit d’Ormuz. Cette décision, qui assouplit les restrictions antérieures limitant l’accès des États-Unis aux bases britanniques à des fins défensives uniquement, a été justifiée par le Premier ministre comme une « légitime défense collective » visant à protéger la navigation dans cette voie maritime vitale.

Réactions internationales

président Donald Trump a critiqué la décision du Royaume-Uni, affirmant que la Grande-Bretagne avait agi « très tardivement ». Dans le même temps, l’Iran a tenté d’étendre le conflit en lançant des missiles en direction des îles Chagos, où se trouve une base conjointe anglo-américaine sur Diego Garcia. Des sources gouvernementales ont précisé que l’attaque avait eu lieu avant l’annonce du Premier ministre concernant l’accès des États-Unis aux bases britanniques.

Cet incident a suscité des inquiétudes quant à la portée potentielle des missiles iraniens, Israël suggérant que cette attaque démontrait leur capacité à frapper des cibles situées à 4 000 kilomètres. Une telle portée met de nombreux pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique à portée de tir, ce qui constitue, selon les responsables militaires, une « menace immédiate » pour le continent.

Position du Royaume-Uni

La ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, a réaffirmé que la Grande-Bretagne ne menait aucune action offensive et maintenait une position différente de celle des États-Unis et d’Israël sur cette question. Le ministère de la Défense a qualifié les actions de l’Iran d’« imprudentes », soulignant la menace qu’elles représentent pour les intérêts britanniques et les alliés. Des avions de la RAF et d’autres moyens militaires britanniques restent déployés pour protéger le personnel dans la région.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Plus