Le coût du programme de défense antimissile Golden Dome grimpe à 185 milliards de dollars


Principaux renseignements

  • Le budget du programme de défense antimissile Golden Dome a été porté à 185 milliards de dollars (160 milliards d’euros) afin d’accélérer le développement de capacités spatiales essentielles.
  • Ce financement donne la priorité à des programmes tels que le HBTSS, soulignant l’engagement du Pentagone à mettre en place un système de suivi aérien permanent.
  • Golden Dome s’appuie sur un système de commandement et de contrôle innovant développé par un consortium de neuf entreprises, dont Lockheed Martin et Northrop Grumman.

Le programme de défense antimissile Golden Dome, conçu pour protéger les États-Unis contre les menaces de missiles balistiques et hypersoniques, a vu son coût estimé grimper à 185 milliards de dollars (160 milliards d’euros). Cette augmentation de 10 milliards de dollars (8,6 milliards d’euros) vise à accélérer le développement de capacités spatiales clés.

Focus sur les programmes clés

Le général Michael Guetlein, directeur du programme, a expliqué que cette augmentation du financement profiterait principalement à trois programmes : l’Initiative de suivi avancé des missiles, un réseau de données spatiales et le capteur spatial de suivi des missiles hypersoniques et balistiques (HBTSS). L’inclusion du HBTSS dans le financement accéléré souligne l’engagement à mettre en place un système de suivi aérien permanent pour les missiles hypersoniques.

Guetlein a ditque le chiffre de 185 milliards de dollars (160 milliards d’euros) représente le coût de la réalisation de l’« architecture cible ». Il a réfuté les estimations externes dépassant 1 000 milliards de dollars (868 milliards d’euros), affirmant que ces calculs reposaient sur l’application de systèmes de combat coûteux, conçus pour des opérations à l’étranger.

Commandement et contrôle innovants

Au cœur du succès de Golden Dome se trouve son système innovant de commandement et de contrôle, que M. Guetlein a décrit comme la « recette secrète » du programme. Développé par un consortium de neuf entreprises, ce système a vu le jour avec six sociétés indépendantes avant d’accueillir Lockheed Martin, RTX et Northrop Grumman en tant que partenaires principaux. Le consortium organise des réunions hebdomadaires avec M. Guetlein et dispose du pouvoir d’exclure les membres dont les performances sont insuffisantes.

Guetlein a reconnu que les intercepteurs spatiaux représentaient le risque le plus élevé au sein du programme en raison des défis liés à l’évolutivité et à la rentabilité. Il a identifié les armes à énergie dirigée et l’intelligence artificielle de nouvelle génération comme des technologies prometteuses pour réduire le coût par interception tout en augmentant la capacité du système à neutraliser les menaces.

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