Le tribunal correctionnel de Louvain a condamné Dries Van Langenhove à une amende de 4 000 euros pour une conférence controversée donnée à la KU Leuven. Celle-ci s’est transformée en un monologue au cours duquel il a exposé sa vision du monde et de la politique. Van Langenhove a été reconnu coupable d’incitation à la haine fondée sur la nationalité ou l’origine ethnique et de diffusion d’idées fondées sur la supériorité raciale ou la haine raciale.
Conférence de 2024
La conférence en question de Van Langenhove a eu lieu début 2024 à l’Institut pédagogique de la KU Leuven, à l’invitation de l’Association nationaliste des étudiants (NSV). Il était censé parler officiellement d’agriculture régénérative. La conférence a toutefois rapidement débouché sur un exposé de sa vision du monde et de la politique.
Van Langenhoven a consacré une grande partie de son temps à mettre en évidence les différences qu’il perçoit entre les peuples, en particulier entre les Africains et les Européens. Il a notamment qualifié à plusieurs reprises les « Africains noirs » d’inférieurs par rapport aux « Flamands et Européens blancs ». Il a également qualifié les femmes roms de voleuses.
Incitation à la haine
La KU Leuven a finalement porté plainte contre Van Langenhove pour incitation à la haine. Cette plainte porte à la fois sur la nationalité et l’origine ethnique, ainsi que sur la propagation de la haine raciale. Selon le parquet, le sujet abordé n’était qu’un prétexte pour pouvoir donner une conférence à caractère politique dans les locaux de la KU Leuven. Au cours de la conférence, Van Langenhove a systématiquement brossé un portrait négatif de certains groupes de population. « Je ne répéterai pas les propos en question devant le tribunal. L’ensemble avait un caractère incitatif. Cela contribue à la propagation d’idées racistes et à l’incitation à la haine et à la violence. »
Van Langenhove est désormais condamné à une amende de 4 000 euros. Dans sa défense, il a fait valoir qu’il n’avait rien fait de mal ni d’illégal. « Si je devais être condamné, ce serait pour avoir exprimé des faits vérifiables », a-t-il déclaré. À l’issue de l’audience, il s’est dit déçu. Selon lui, le ministère public n’est pas en mesure de démontrer l’existence d’éléments constitutifs d’une infraction. « Cela témoigne de paresse et d’un manque de respect », affirme-t-il.
Condamnation antérieure
Ce n’est pas la première fois que Van Langenhove fait l’objet d’une condamnation. En 2024, il avait été condamné à une peine d’emprisonnement d’un an ferme et à une amende de 16 000 euros. C’était pour des infractions à la loi sur le racisme et le négationnisme. Il avait également été déchu de ses droits civiques pour la durée maximale de dix ans. Pour avoir vendu ou mis en vente des armes interdites, il a été condamné à une peine de prison de 10 mois avec sursis et à une amende effective de 8 000 euros. En 2025, le juge l’a de nouveau condamné en appel. Cependant, la peine de prison a été transformée en peine avec sursis.
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