Principaux renseignements
- La PDG de la Commerzbank, Bettina Orlopp, privilégie la rentabilité afin de servir les intérêts des actionnaires et de démontrer la solidité de la banque en tant qu’entité indépendante.
- Orlopp reconnaît que l’offre d’UniCredit est faible, mais reste ouverte à des discussions concernant une éventuelle proposition.
- Des inquiétudes surgissent quant à la perte potentielle de plus de 10 000 emplois si UniCredit venait à acquérir la Commerzbank.
La PDG de la Commerzbank, Bettina Orlopp, a répondu à l’offre publique d’achat d’UniCredit SpA en soulignant son engagement à accroître la rentabilité de la banque.
Priorité à la rentabilité
Orlopp a déclaré que l’accélération des efforts visant à stimuler les bénéfices était dans l’intérêt de tous les actionnaires, l’objectif étant de démontrer la solidité de la Commerzbank en tant qu’entité indépendante. Cette déclaration fait suite à l’offre de 35 milliards d’euros faite par le PDG d’UniCredit, Andrea Orcel, sur la Commerzbank, une offre jugée faible et visant simplement à porter la participation d’UniCredit au-delà de 30 pour cent plutôt qu’à obtenir le contrôle total.
Orlopp a souligné que le bénéfice annuel de la banque devrait dépasser les prévisions antérieures de 3,2 milliards d’euros, avec un potentiel de hausse considérable. Elle a également reconnu que l’offre d’UniCredit était à un prix bas et s’est dite disposée à engager des discussions concernant une proposition d’UniCredit.
Priorité au rendement pour les actionnaires
Depuis qu’elle a pris ses fonctions de PDG quelques semaines seulement après qu’Orcel eut manifesté pour la première fois son intérêt pour le rachat de la Commerzbank, Orlopp a supervisé des mesures de réduction des coûts et généré des rendements plus élevés pour les actionnaires, ce qui a entraîné un quasi-doublement du cours de l’action de la banque.
Dans le même temps, le syndicat allemand Verdi a fait part de ses inquiétudes quant à d’éventuelles suppressions d’emplois si UniCredit venait à acquérir la Commerzbank. Le syndicat estime que plus de 10 000 emplois pourraient être menacés, en particulier dans les fonctions centrales telles que l’administration, l’informatique et les services administratifs.
Inquiétudes syndicales
Verdi a critiqué l’approche du PDG d’UniCredit, M. Orcel, arguant qu’elle sape la confiance des employés et de l’économie allemande. Le syndicat a cité en exemple l’acquisition précédente de la HypoVereinsbank (HVB) par UniCredit en 2005, qui avait été suivie d’une importante réduction des effectifs. Le gouvernement allemand, qui détient toujours une participation dans la Commerzbank après l’avoir sauvée pendant la crise financière, a également exprimé sa préférence pour une Commerzbank forte et indépendante. (fc)
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