Principaux renseignements
- La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (cd&v), a défendu son approche du projet i-Police en invoquant le soutien des parties prenantes et les obligations contractuelles.
- Malgré un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros, le projet n’a pas réussi à moderniser l’infrastructure informatique de la police.
- Le Parlement a exprimé son mécontentement quant à la mise en œuvre du projet et a appelé à une plus grande responsabilisation face à la perte financière.
La ministre de la Justice, Annelies Verlinden (cd&v), a défendu sa gestion du projet i-Police et s’est dite convaincue d’être intervenue et d’avoir procédé aux ajustements nécessaires. Cette défense a eu lieu lors d’une audition parlementaire consacrée à l’échec du projet de numérisation de la police.
Ce projet, lancé en 2016 sous l’égide d’un ancien ministre, avait pour objectif de moderniser l’infrastructure informatique de la police. Tout en reconnaissant la nécessité d’une modernisation, l’ancien ministre a précisé qu’il n’était plus en fonction lorsque le projet a rencontré des difficultés.
Justification
Verlinden a été interrogée sur sa décision de ne pas mettre fin au projet, malgré les signes indiquant qu’il avait échoué. Elle a expliqué que la police n’avait pas demandé l’annulation et que toutes les parties prenantes avaient exprimé le souhait de poursuivre. Elle a également invoqué les obligations contractuelles et l’absence de motifs juridiques clairs justifiant la résiliation du contrat.
Malgré l’investissement financier considérable (près de 60 millions d’euros d’ici fin 2023), la ministre s’est efforcée de maximiser le retour sur les paiements déjà effectués. Elle a souligné qu’elle avait pris d’autres mesures, notamment en commandant un audit externe et en réorientant le projet pour en assurer le succès.
Grande insatisfaction au Parlement
Les explications de la ministre Verlinden n’ont toutefois pas pleinement satisfait le Parlement. Des inquiétudes ont été exprimées quant au choix répété du scénario de projet le plus coûteux et aux occasions manquées d’intervenir en temps opportun.
Les législateurs ont critiqué le manque de responsabilité politique et déploré l’absence de compréhension claire de l’échec du projet. La perte financière importante et le manque persistant d’équipements informatiques nécessaires au sein des forces de police ont été considérés comme des résultats inacceptables. (uv)
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