Principaux renseignements
- La rupture publique entre Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire a affaibli la campagne du Parti socialiste (PS) à Paris.
- Malgré des projets urbains couronnés de succès, la ville reste divisée et Hidalgo a été critiquée pour son style de gouvernance autoritaire.
- La course électorale reste incertaine, Grégoire ayant une légère avance, mais les tensions internes et les alliances possibles seront déterminantes pour le résultat.
Le PS risque de subir une défaite lors des élections municipales parisiennes des 15 et 22 mars. Ce qui devait être une transition en douceur entre la maire Anne Hidalgo et son ancien bras droit Emmanuel Grégoire s’est transformé en rupture publique. La campagne de Grégoire souffre des tensions entre les deux hommes politiques. De plus, ils donnent un coup de pouce à la droite pour qu’elle revienne à la tête de la capitale française après 25 ans.
Rupture publique
Depuis des années, il est clair qu’Emmanuel Grégoire est le successeur logique de l’actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo. Il a déjà joué un rôle central dans l’administration de la ville. Contre toute attente, Anne Hidalgo s’est opposée à sa candidature et a préféré soutenir un sénateur moins connu.
« Elle a tout fait pour torpiller ma candidature. Je ne suis pas son candidat et je ne suis pas son successeur », a déclaré Grégoire le mois dernier dans une interview accordée à Franceinfo.
Finalement, Grégoire a tout de même remporté l’investiture du PS. Mais ce rejet public avait causé des dégâts. La collaboration entre les deux politiciens serait devenue de plus en plus difficile depuis l’échec de la campagne électorale d’Hidalgo en 2022.
État de la ville
Hidalgo laisse derrière elle non seulement une ville profondément transformée, mais aussi une ville divisée, comme le montre un sondage Ipsos réalisé en décembre. Son administration a réussi à mener à bien plusieurs grands projets, tels que le réaménagement des berges de la Seine en zones piétonnes et la végétalisation de la ville.
Malgré ces projets couronnés de succès, son style de gouvernance a été largement critiqué. Ses détracteurs qualifient son approche d’autoritaire. Ils lui reprochent également de laisser trop peu de place à la contestation. Diverses controverses autour d’infrastructures et de projets urbains ont terni l’image de son leadership.
Une campagne électorale incertaine
Les tensions internes ne font que compliquer la campagne électorale. Selon les derniers sondages, Grégoire devance légèrement son adversaire conservatrice Rachida Dati. Les alliances sont plus importantes que jamais, car plusieurs candidats pourraient se qualifier pour le second tour.
Une perte de cette position importante à Paris pour les socialistes ne serait pas seulement une défaite pour le parti lui-même, mais aussi le signe d’une position affaiblie en vue des élections présidentielles françaises d’avril 2027.
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

