La guerre en Iran incite de nombreux Flamands à opter pour un contrat d’énergie fixe

Les attaques américaines et israéliennes contre l’Iran font grimper les prix de l’énergie. De nombreux Flamands craignent donc que leur consommation d’énergie leur coûte beaucoup plus cher dans les mois à venir. C’est pourquoi ils sont nombreux à échanger leur contrat d’énergie variable contre une formule fixe, comme le montrent les chiffres de Peasy, une plateforme de comparaison des prix de l’énergie.


Principaux renseignements

  • La guerre en Iran fait exploser les prix du gaz. En quelques jours, le prix de gros a presque doublé.
  • La hausse des prix du gaz incite de nombreux Flamands à passer à un contrat d’énergie fixe. Ils peuvent ainsi se protéger contre de nouvelles hausses de prix.
  • Entre-temps, les fournisseurs d’énergie réfléchissent à la manière de réagir à la crise actuelle. Eneco, par exemple, a déjà supprimé la réduction de bienvenue pour les nouveaux clients qui souscrivent un contrat fixe.

Contexte : la guerre en Iran a un effet à la hausse sur les prix de l’énergie.

  • Le prix du baril de Brent oscille actuellement autour de 82,5 dollars. Avant le début du conflit en Iran, il était légèrement supérieur à 70 dollars le baril.
  • Le conflit militaire fait également grimper les prix du gaz. Sur le marché de gros néerlandais, qui fait référence, un mégawattheure de gaz se négocie actuellement à 54 euros, contre 32 euros avant les frappes américaines et israéliennes. Plus tôt cette semaine, le cap des 60 euros par mégawattheure a été franchi.

Les Flamands optent massivement pour des contrats d’énergie fixes

Dans l’actualité : les chiffres de Peasy, rapportés par De Tijd, nous apprennent que les Flamands réagissent déjà à ce qui se passe au Moyen-Orient.

  • Depuis dimanche, au lendemain du déclenchement de la guerre, plus de la moitié des nouveaux contrats conclus via la plateforme sont à tarif fixe. En février, ce n’était encore qu’un quart.
  • Le fournisseur d’énergie Engie constate également une augmentation du nombre de contrats d’énergie fixes. « Nous observons davantage de passages de contrats variables à des contrats fixes », déclare la porte-parole Hellen Smeets à De Tijd. D’autres grands fournisseurs contactés par le site d’information font état de la même tendance.

Explication : pourquoi opter pour un contrat d’énergie à tarif fixe ?

  • Les contrats d’énergie à prix fixe gagnent en popularité en période de crise énergétique, car ils permettent aux consommateurs de se protéger contre la hausse des prix de l’énergie. En effet, le tarif est fixé pour une période déterminée au début du contrat.
  • Dans le cas d’un contrat variable, le prix change à des moments fixes, par exemple tous les mois ou tous les trimestres. Si les prix montent en flèche, vous devrez alors payer plus pour votre consommation d’énergie.

Les fournisseurs d’énergie vont-ils supprimer les contrats fixes ?

Perspectives : La question se pose désormais de savoir si les fournisseurs d’énergie, comme lors de la crise énergétique de 2022, vont à nouveau suspendre temporairement la commercialisation des contrats d’énergie fixes.

  • Chez nos voisins du nord, certains acteurs ont déjà pris des mesures. Vattenfall a temporairement cessé de proposer des contrats fixes, écrit la NOS. Le fournisseur d’énergie propose à nouveau des contrats fixes, mais donne la priorité aux clients existants. Eneco a cessé de proposer des contrats de trois ans via des parties externes telles que des comparateurs de prix et ne propose plus que des contrats annuels.
  • Dans notre pays, Eneco a déjà réagi à la situation précaire au Moyen-Orient. Ce fournisseur a supprimé la réduction de bienvenue de 65 euros qu’il offrait pour les nouveaux contrats fixes. La réduction de bienvenue pour les tarifs variables est toutefois maintenue.

Le gouvernement De Wever va-t-il réagir ?

Autre chose : au sein du gouvernement De Wever, de plus en plus de voix s’élèvent pour demander que des mesures soient prises si la guerre en Iran se poursuit.

  • Plus tôt cette semaine, le cd&v a déjà appelé à reporter une augmentation prévue des accises sur le gaz. Chez Vooruit, on examine la possibilité de prévoir un « amortisseur » pour les consommateurs.
  • Jan Jambon (N-VA), ministre des Finances, est éventuellement prêt à intervenir, mais souhaite d’abord attendre de voir comment la situation évolue. « Si les prix de l’énergie augmentent soudainement de manière significative, nous ne pouvons pas, en tant que gouvernement, ignorer cette situation », a-t-il déclaré en début de semaine.

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