Principaux renseignements
- L’escalade du conflit au Moyen-Orient entraîne une flambée des prix du pétrole.
- Les prix du pétrole devraient rester élevés en raison des perturbations dans le détroit d’Ormuz, un passage crucial pour le transport du pétrole.
- Les experts prévoient que des perturbations prolongées pourraient faire grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, reflétant une incertitude importante sur les marchés.
L’escalade du conflit au Moyen-Orient a provoqué une onde de choc sur le marché de l’énergie, les analystes prévoyant une flambée des prix du pétrole. Les prix du Brent ont déjà bondi de 10 pour cent pour dépasser les 80 dollars le baril lors des échanges asiatiques lundi. Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre tout au long de la semaine, poussant potentiellement les prix au-delà de 90 dollars et pouvant même atteindre 100 dollars le baril. Aujourd’hui, à 11h05, le prix du Brent s’établissait à 78,22 dollars et celui du WTI à 71,61 dollars.
Plusieurs facteurs alimentent ces prévisions. Le détroit d’Ormuz, passage maritime crucial pour le transport du pétrole, a connu des perturbations en raison du conflit. Ce goulot d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement énergétiques mondiales est source d’une grande incertitude.
Prévisions
Citigroup prévoit que les prix du Brent resteront compris entre 80 et 90 dollars au cours de la semaine prochaine, en supposant une résolution rapide du conflit, soit par un changement de direction en Iran, soit par une désescalade de la part des États-Unis.
Goldman Sachs a identifié une « prime de risque de guerre » de 18 dollars par baril intégrée dans les prix actuels du pétrole. Cependant, la banque suggère que cette prime serait ramenée à 4 dollars par baril si seulement 50 pour cent du trafic passant par le détroit d’Ormuz était interrompu pendant un mois.
Wood Mackenzie adopte une position plus prudente, prévoyant que les perturbations dans les flux pétroliers pourraient faire grimper les prix au-delà de 100 dollars le baril. La société souligne le risque important que représente la fermeture potentielle du détroit d’Ormuz, qui menace de perturber 15 pour cent de l’approvisionnement mondial en pétrole et 20 pour cent de l’approvisionnement mondial en GNL.
Incertitude
Alan Gelder, expert chez Wood Mackenzie, souligne la possibilité que les prix du pétrole dépassent les 100 dollars le baril si le transit n’est pas rapidement rétabli. Il établit un parallèle avec les premières phases du conflit entre la Russie et l’Ukraine. La crainte d’une interruption des livraisons russes a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 125 dollars le baril.
En raison de l’incertitude qui règne au Moyen-Orient, il faudra peut-être attendre plusieurs semaines avant que les flux d’exportation reviennent à la normale. Cela serait le cas même si l’Iran coopérait avec les États-Unis. En raison de cette perturbation prolongée, les prix du pétrole sont susceptibles de connaître de nouvelles hausses.
(jw)(fc)
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