Principaux renseignements
- Le Sénat américain a approuvé une enveloppe de 70 milliards de dollars (environ 60,5 milliards d’euros) pour accélérer l’application de la législation sur l’immigration et les expulsions.
- Un fonds controversé de 1,8 milliard de dollars (environ 1,6 milliards d’euros) destiné à la « lutte contre l’utilisation des armes » a survécu aux tentatives des démocrates de le bloquer.
- Les tensions internes au sein du Parti républicain se sont accrues au sujet des priorités budgétaires et des exigences politiques du président.
Dans ce qui constitue une victoire importante pour le président Donald Trump, le Sénat américain a approuvé une mesure visant à allouer 70 milliards de dollars (environ 60,5 milliards d’euros) supplémentaires au département de la Sécurité intérieure.
Ce projet de loi, qui va maintenant être soumis à la Chambre des représentants pour une décision finale, est destiné à renforcer l’application de la législation en matière d’immigration et à soutenir la stratégie d’expulsion agressive de l’administration au cours des trois prochaines années. Le projet de loi a été adopté par 52 voix contre 47, bénéficiant d’un soutien quasi total des républicains et d’une opposition unanime des démocrates.
Fonds controversé maintenu
L’un des principaux points de discorde au cours du processus législatif a été un fonds de 1,8 milliard de dollars (environ 1,6 milliards d’euros) destiné à la « lutte contre l’utilisation des armes », destiné à indemniser les associés politiques de Trump.
Malgré les efforts des démocrates pour supprimer cette ressource, qu’ils ont qualifiée de « caisse noire », la disposition est restée dans le projet de loi. Le chef de file républicain John Thune a défendu le maintien de ce fonds, se fiant au témoignage du procureur général par intérim Todd Blanche selon lequel le ministère de la Justice ne l’utiliserait pas. Les démocrates ont toutefois fait valoir qu’une promesse verbale ne constituait pas une garantie suffisante.
Dissensions au sein du Parti républicain
Les dissensions internes au sein du Parti républicain se sont également manifestées dans les actions du sénateur Thom Tillis, qui a cherché à réorienter ces fonds controversés vers la lutte contre la fraude, et du sénateur Bill Cassidy, qui s’est joint aux démocrates dans un mémoire juridique visant à maintenir le blocage du fonds.
Ces détracteurs, ainsi que certains membres du propre parti de Trump, ont exprimé leur inquiétude face aux récentes exigences du président, notamment les mises à niveau de sécurité coûteuses et la nomination d’alliés politiques à des postes clés dans les services de renseignement et le système judiciaire.
Justifications budgétaires et prochaines étapes
Dans le même temps, les républicains ont justifié ces nouvelles dépenses en affirmant que les démocrates avaient sous-financé la police des frontières et l’ICE. Cet argument persiste malgré le fait que ces agences disposent actuellement de 100 milliards de dollars (environ 86,6 milliards d’euros) non dépensés provenant d’un précédent plan de dépenses. La Chambre des représentants devrait examiner le projet de loi à partir de la semaine prochaine.
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