Principaux renseignements
- Des milliers de migrants ont tragiquement perdu la vie ou ont disparu lors de la migration mondiale en 2025.
- Malgré une diminution du nombre de décès dans les Amériques, l’Asie est restée une zone très dangereuse pour les migrants, avec près de 4 000 décès.
- L’OIM appelle de toute urgence à intensifier les efforts de recherche et de sauvetage et à développer des voies de migration sûres et légales afin d’éviter de nouvelles tragédies.
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations Unies publie un bilan sombre et recense plus de sept mille six cents décès. Ce chiffre n’atteint pas le record de neuf mille deux cents morts de deux mille vingt-quatre. L’OIM admet toutefois que le bilan réel pour deux mille vingt-cinq dépasse largement ces estimations. Des coupes budgétaires paralysent en effet le travail de documentation des organisations humanitaires, ce qui fausse les statistiques officielles.
Nombre record de victimes
La Méditerranée enregistre une tendance inquiétante en ce début d’année 2026. Le nombre de décès signale une augmentation fulgurante et bat tous les records précédents pour cette période. Cette hécatombe prouve les dangers mortels pour les migrants lors de cette traversée périlleuse. Les rapports font en outre état de centaines de disparus le long de ces routes.
Au large des côtes du Brésil et des Caraïbes, les secours ont découvert trois navires transportant les corps de quarante-deux migrants. Ces embarcations ont probablement dérivé à travers l’océan Atlantique après leur départ d’Afrique vers les îles Canaries. Ce drame illustre les distances extrêmes et les conditions imprévisibles de ces trajectoires migratoires.
Moins de décès en Amérique du Nord
L’OIM constate une baisse des décès sur les routes migratoires en Amérique du Nord et du Sud en deux mille vingt-cinq. L’organisation enregistre ainsi le bilan le plus bas depuis le début de la collecte des données en deux mille quatorze. L’Asie concentre pourtant le plus grand nombre de victimes pour la troisième année consécutive. Près de quatre mille personnes ont péri sur les routes traversant la Corne de l’Afrique, le Yémen et les États du Golfe. L’OIM explique notamment cette tragédie par l’exode croissant des Afghans qui fuient leur pays d’origine.
Un appel à l’action
L’OIM demande que des mesures immédiates soient prises pour faire face à cette crise humanitaire. Elle appelle à un renforcement des opérations de recherche et de sauvetage et à une coopération internationale accrue afin de démanteler les réseaux criminels qui exploitent les migrants vulnérables. La directrice générale de l’OIM, Amy Pope, souligne l’urgence de la situation, affirmant que ces décès pourraient être évités. Elle plaide en faveur de l’élargissement des voies de migration sûres et légales afin de protéger les personnes en quête d’une vie meilleure et de les empêcher de devenir les proies de dangereux voyages orchestrés par des passeurs et des trafiquants. (uv)
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