Principaux renseignements
- Snap a licencié 1 000 employés (16 pour cent de ses effectifs) afin de réduire ses coûts et de tirer parti de l’intelligence artificielle.
- Le PDG Evan Spiegel estime que l’IA peut rationaliser les opérations et stimuler la productivité pour assurer une rentabilité à long terme.
- Les experts se demandent si les entreprises adoptent véritablement l’IA ou si elles l’utilisent comme une excuse commode pour réduire leurs effectifs.
Snap Inc., la société mère de Snapchat, a annoncé une réduction significative de ses effectifs touchant environ 1 000 employés, soit 16 pour cent de son personnel total. Cette décision fait suite à la baisse du cours de l’action et à la pression exercée par Irenic Capital Management, un investisseur activiste prônant des mesures de réduction des coûts et un changement de stratégie.
L’IA comme catalyseur
Dans une note interne adressée aux employés, le PDG Evan Spiegel a attribué ces licenciements aux progrès de l’intelligence artificielle, suggérant que l’IA peut rationaliser les opérations et améliorer la productivité. Il estime que ces changements sont essentiels pour assurer la rentabilité à long terme et permettre à Snap Inc. de mieux servir ses utilisateurs, ses partenaires et ses annonceurs.
Snap Inc. rejoint une liste croissante d’entreprises technologiques qui adoptent l’IA tout en réduisant leurs effectifs. Microsoft, Amazon, Oracle et Block ont également procédé à des licenciements massifs, invoquant le potentiel de l’IA pour automatiser les tâches et optimiser l’efficacité. Cependant, des inquiétudes persistent au sein du secteur quant aux avantages réels de la mise en œuvre de l’IA et à la question de savoir si ces licenciements constituent de véritables tentatives d’exploiter les nouvelles technologies ou simplement un moyen d’apaiser les investisseurs.
AI-washing
Certains experts et anciens employés affirment que les promesses de gains de productivité liés à l’IA sont souvent exagérées, les entreprises se livrant potentiellement à de l’« AI-washing » – c’est-à-dire utilisant l’IA comme écran de fumée pour justifier des réductions d’effectifs. Le capital-risqueur Marc Andreessen a également exprimé son scepticisme, suggérant que certaines entreprises utilisent l’IA comme excuse pour justifier un sureffectif.
OpenAI et Anthropic s’emploient activement à apaiser les inquiétudes du public. Elles ont proposé des solutions, telles que la semaine de travail de quatre jours et la création d’un fonds souverain destiné à répartir plus équitablement les bénéfices.
Le cours de l’action de Snap a connu un léger rebond après l’annonce des licenciements, récupérant une partie des pertes subies au cours de l’année écoulée. L’entreprise, fondée en 2011, comptait environ 5 200 employés en décembre dernier et a désormais suspendu le processus de recrutement pour 300 postes supplémentaires.
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