Principaux renseignements
- La France vise à décrocher un contrat de plusieurs milliards de dollars avec la Suède pour la fourniture de frégates.
- La visite du porte-avions français Charles de Gaulle renforce les liens militaires et met en avant les capacités françaises dans la région.
- L’initiative stratégique renforce la présence de l’OTAN dans la mer Baltique alors que le conflit entre la Russie et l’Ukraine se poursuit.
Le navire amiral de la marine française, le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, a effectué sa première visite en Suède, accostant dans le port méridional de Malmö.
L’initiative stratégique a un double objectif : renforcer les liens militaires avec la Suède et mettre en avant les capacités de la France alors que Stockholm s’apprête à attribuer un contrat de plusieurs milliards d’euros pour la construction de frégates.
Publicité stratégique
Johan Granholm, chercheur à l’Université suédoise de défense, souligne l’importante publicité générée par cet événement. Il note que la France utilise stratégiquement cette visite pour souligner sa présence tant politique que commerciale en Suède.
Renforcement de la présence dans le Nord
L’arrivée du Charles de Gaulle, qui mesure pas moins de 262 mètres de long, illustre l’engagement de l’OTAN en faveur de la sécurité dans la région de la mer Baltique, dans un contexte marqué par le conflit actuel entre la Russie et l’Ukraine.
Le porte-avions participera à des exercices cruciaux tout au long du printemps dans la mer du Nord et les régions arctiques. Ces manœuvres visent à renforcer la présence de l’alliance le long des frontières maritimes nord et est de l’Europe.
Appel d’offres concurrentiel
Cette visite coïncide avec les efforts intensifiés de la France pour obtenir un contrat lucratif pour la construction de quatre nouvelles frégates pour la marine suédoise.
Au début du mois, la France a présenté en Suède sa frégate de pointe, l’Amiral Ronarc’h. Naval Group, le constructeur naval français, est en concurrence avec Babcock International Group Plc (Royaume-Uni) et Navantia SA (Espagne) pour remporter cet important contrat, le plus grand programme de modernisation de navires de guerre en Suède depuis des décennies. Selon le ministre suédois de la Défense, Pal Jonson, la décision concernant le soumissionnaire retenu devrait être prise « au printemps ».
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