« 2022, ce n’est pas 2008 ni 2001 »: Jim Cramer ne s’attend pas à une chute en fin d’année, malgré une évolution très similaire des cours

Les cours du S&P 500 de 2001, de 2008 et de 2022 se ressemblent fortement. Dès septembre, les cours ont chuté, jusqu’au moins la fin de l’année. Mais en 2022, le tableau devrait être différent, estime l’investisseur vedette de CNBC, Jim Cramer.

Des images qui ont fait le tour des réseaux sociaux : des graphiques avec le cours du S&P 500, le plus important indice boursier de la bourse de New York, calqué sur le cours de 2008 ou 2001. Son évolution en 2022 suit en effet celle de ces deux années de manière assez précise : une chute depuis le début de l’année, une reprise durant l’année (ici : en juin) pour s’établir à -12 ou -13% par rapport au niveau du premier janvier, fin août.

Le 11 septembre et Lehman Brothers

Puis, en 2001 et en 2008, le cours a chuté jusqu’à la fin de l’année. Mais là, les similitudes avec 2022 s’arrêtent, estime Jim Cramer, présentateur d’une émission sur l’investissement et la bourse de la CNBC. « Je ne vois pas de parallèle cette année. En 2008, ce sont les répercussions de l’effondrement de Lehman Brothers (faillite officielle le 15 septembre mais pressentie depuis plus longtemps NDLR) qui ont failli faire tomber le système financier. En 2001, bien sûr, c’était le 11 septembre », compare-t-il.

Ces deux événements étaient les principales raisons qui ont fait basculer les cours, à la fin de ces deux années-là, se souvient-il. Or cette année-ci, l’économie américaine serait, en plus, dans une autre dynamique et à un autre moment du cycle qu’à ces deux moments-là.

Mais il ajoute qu’il y a un niveau d’incertitude très élevé. La possibilité d’une catastrophe quelconque ne serait pas à exclure. « Si quelque chose de terrible se produit à l’échelle de l’effondrement de Lehman Brothers… alors je changerai effectivement d’avis », plaide-t-il. Mais sinon, il se sent plutôt « serein » par rapport à l’évolution du marché.

Vers des rechutes?

Cramer est généralement perçu comme un optimiste. Ces dernières semaines, il a fait régulièrement des estimations positives : le cours poursuivra sa hausse. Mais tous les observateurs ne sont pas d’accord avec lui.

Cette semaine, en vue d’une déclaration de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale, au symposium économique de Jackson Hole, vendredi, les marchés sont à nouveau en baisse. Ils craignent notamment que la Fed puisse continuer plus longtemps les hausses élevées des taux d’intérêt, contrairement à ce que certains interprétaient après l’annonce du chiffre de l’inflation du mois de juillet, moins élevé que celui d’août. C’est le retour du pessimisme sur les marchés.

Selon Glenmede, la récente accalmie n’était qu’une simple exception dans un marché baissier, avec la récession qui pend au nez de l’économie américaine.

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