10 millions d’euros de manque à gagner pour les hôtels bruxellois à cause du coronavirus

De nombreuses entreprises ont déjà annulé leurs déplacements professionnels à cause du coronavirus. (Isopix)

Le secteur hôtelier bruxellois commence à souffrir des conséquences du coronavirus, bien qu’aucune nouvelle contamination ne soit apparue en Belgique. Le manque à gagner est estimé à 10 millions d’euros.

Aucune nouvelle contamination n’a été confirmée en Belgique mais la panique se ressent depuis la propagation de l’épidémie en Italie et en Espagne. Le virus est en outre arrivé aux frontières, avec des cas répertoriés aux Pays-Bas et en France, notamment.

La peur du coronavirus pèse dès lors sur le tourisme en Belgique et plus particulièrement sur la capitale. Les hôtels à Bruxelles et à l’aéroport de Zaventem accusent déjà un manque à gagner de 10 millions d’euros à cause des annulations, selon la Brussels Hotel Association. En cause: les mesures prises par les grandes entreprises, qui restreignent les voyages. ‘Ce n’est que la pointe de l’iceberg. Ce qui nous préoccupe est le ralentissement croissant de l’activité dans le secteur hôtelier’, s’inquiète samedi Rodolphe Van Weyenbergh, secrétaire générale de la BHA.

Le secteur souligne que la communication avec le fédéral à propos de l’épidémie de coronavirus se déroule de manière efficace mais appelle le gouvernement à prévoir des mesures de soutien ainsi qu’à réactiver le chômage temporaire pour le personnel en raison d’un cas de force majeur. La BHA représente 90% des hôtels bruxellois, pour un total de 15.000 chambres et 12.500 emplois.

Un niveau de menace ‘très élevé’

Hier soir, l’OMS a réévalué le niveau de risque de contagion de Covid-19 au niveau international. Le niveau de menace est passé d’élevé à très élevé, le plus haut niveau pour une maladie. L’OMS déclare qu’une vingtaine de vaccins sont en cours de développement. Des essais cliniques ont commencé pour des médicaments et les résultats sont attendus dans les prochaines semaines.

L’OMS refuse pour l’instant de parler de pandémie. Cette catégorisation impliquerait que tous les citoyens seraient exposés à la maladie. Ce n’est pas encore le cas. Aujourd’hui, la propagation du virus peut encore être suivie. Selon l’organisation, ‘la clé pour contenir ce coronavirus est de briser les chaînes de transmission’.

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