Principaux renseignements
- L’abandon du streaming en direct auprès des consommateurs pourrait entraîner une hausse de 40 pour cent du cours de l’action.
- L’octroi de licences de contenus premium à des concurrents générerait plus de 15 milliards de dollars par an.
- « Disney doit donner la priorité à la création de contenu plutôt qu’à la distribution afin de rétablir la valeur pour les investisseurs », déclare l’analyste.
Wells Fargo Securities estime que la Walt Disney Company pourrait voir le cours de son action bondir d’environ 40 pour cent si elle décidait d’abandonner ses activités de streaming en direct auprès des consommateurs. Malgré la popularité du streaming auprès du public par rapport aux sorties en salle ou à la télévision, l’analyste Steven Cahall affirme que ce modèle économique s’est avéré préjudiciable aux investisseurs.
Lacunes en matière d’infrastructure
L’impact financier est évident lorsqu’on compare la performance de Disney à celle du marché dans son ensemble ; alors que l’indice S&P 500 a progressé de plus de 70 pour cent au cours des cinq dernières années, la valeur de l’action Disney a chuté de près de 50 pour cent.
Cahall identifie l’activité de streaming comme l’une des principales causes de ce déclin, soulignant que Disney ne dispose pas de l’infrastructure nécessaire pour rivaliser avec des géants tels que YouTube et Netflix. De plus, il se demande si l’entreprise est capable de produire du contenu à un rythme suffisamment soutenu pour éviter la perte d’abonnés et maintenir sa rentabilité à long terme.
Un retour au modèle de licence
Plutôt que de gérer ses propres plateformes de distribution, Wells Fargo propose que Disney revienne à un modèle de licence.
En vendant les droits sur ses prestigieuses propriétés intellectuelles — notamment les univers Star Wars, Marvel et Pixar —, Disney pourrait tirer parti de la concurrence intense entre des plateformes telles qu’Amazon, Apple et Netflix pour obtenir du contenu haut de gamme.
Plus de 15 milliards de dollars de redevances annuelles
Selon les projections de la société, se concentrer entièrement sur la création de contenu plutôt que sur la distribution pourrait générer plus de 15 milliards de dollars (13 milliards d’euros) de redevances annuelles, dépassant ainsi les niveaux de chiffre d’affaires enregistrés avant le passage au streaming en 2019.
Cahall estime que cette transition n’aurait pas d’impact négatif sur le capital marque de l’entreprise, ses parcs d’attractions ou le succès de ses films au cinéma. Par ailleurs, Wells Fargo maintient une recommandation « surpondérer » sur le titre, bien qu’il ait revu à la baisse son objectif de cours de 146 à 125 dollars. Disney devrait annoncer ses résultats du troisième trimestre le mois prochain.
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(ns)

