Von der Leyen souhaite resserrer les liens entre le Canada et l’UE grâce à un « statut de membre associé »


Principaux renseignements

  • Ursula von der Leyen a proposé d’offrir au Canada le « statut de membre associé » de l’Union européenne.
  • Ce partenariat vise des avancées cruciales dans les domaines de l’IA, de la cybersécurité et de l’énergie.
  • De nouveaux protocoles de sécurité permettraient d’apporter des réponses rapides et coordonnées à l’escalade de l’agression russe.

Lors de son discours annuel sur l’état de l’Union à Strasbourg, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a proposé d’offrir au Canada un « statut de membre associé » de l’Union européenne.

Partenariat stratégique

Lors d’un entretien avec le Premier ministre Mark Carney, qui est entré dans l’histoire en tant que premier dirigeant étranger à assister à cet événement, Von der Leyen a souligné la nécessité de s’adapter à l’évolution rapide des alliances internationales.

Bien que l’Accord économique et commercial global (CETA) facilite déjà les échanges entre l’UE et le Canada, cette nouvelle initiative vise à faire passer ce partenariat à un niveau supérieur. L’accent est mis sur des secteurs stratégiques tels que l’informatique quantique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la défense, les matières premières et l’énergie.

Valeurs communes 

Von der Leyen a mis en avant une vision mondiale commune entre l’UE et le Canada, notamment en ce qui concerne leur engagement mutuel en faveur du droit international, des valeurs démocratiques et de la stabilité de l’Arctique et de l’Ukraine.

Elle a affirmé que leur collaboration repose sur le principe selon lequel l’autorité ne doit pas être dictée par la richesse ou la puissance brute. Cet alignement stratégique arrive à point nommé, compte tenu de la vulnérabilité du Canada face aux politiques commerciales instables et aux droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.

Faire face à l’évolution des menaces pour la sécurité

En ce qui concerne la sécurité continentale, la présidente de la Commission a averti que l’agression russe évolue, passant de tactiques hybrides subtiles à des menaces plus directes. Évoquant les récents actes de sabotage, de cyberguerre et d’utilisation de drones en Pologne, au Danemark, en Lituanie et à Leipzig, elle a fait valoir que ces incidents devenaient de plus en plus manifestes.

Pour y faire face, von der Leyen préconise un cadre de sécurité inspiré de l’article 4 de l’OTAN. Ce protocole d’urgence proposé permettrait à tout État membre menacé de convoquer immédiatement un sommet des 27 pays de l’UE afin de coordonner une réponse décisive et unifiée et d’empêcher toute nouvelle escalade.

Proposition de création d’un Conseil européen de sécurité

Par ailleurs, von der Leyen milite en faveur de la création d’un Conseil européen de sécurité, reprenant un concept initialement présenté par Emmanuel Macron et Angela Merkel en 2018. Ce forum de haut niveau réunissant les dirigeants se concentrerait sur la défense du continent et inclurait des alliés clés tels que le Royaume-Uni, la Norvège, l’Ukraine et le Canada.

(at)

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