Principaux renseignements
- OpenAI, Google DeepMind et Anthropic collaborent pour atténuer les risques existentiels liés à l’IA.
- Les leaders du marché privilégient la sécurité collective plutôt que la concurrence entre eux afin d’éviter des échecs catastrophiques.
- Des progrès sur le plan législatif restent peu probables en raison des élections à venir et de l’opposition politique.
Pour répondre aux inquiétudes croissantes concernant l’intelligence artificielle, OpenAI collabore avec ses principaux concurrents, Google DeepMind et Anthropic, dans le domaine de la sécurité de l’IA. C’est ce que rapporte Bloomberg.
Chris Lehane, responsable des affaires internationales chez OpenAI, a révélé lors d’une réunion d’information à Washington que ces partenariats étaient en place depuis plusieurs semaines déjà. Il a affirmé que la garantie de la sécurité collective primait sur la nécessité d’obtenir une exemption antitrust. À cet égard, il a établi un parallèle avec le secteur aérien, où les concurrents collaborent depuis toujours pour améliorer les normes de sécurité.
De plus en plus de voix s’élèvent pour demander un ralentissement du développement de l’IA
Cette volonté de redoubler de prudence a pris de l’ampleur à la suite d’une publication détaillée de Dario Amodei, PDG d’Anthropic, qui a plaidé en faveur d’un ralentissement du développement de l’IA de haut niveau afin de permettre une meilleure compréhension des dangers potentiels. Ce point de vue a reçu le soutien de Sam Altman, dirigeant d’OpenAI, et d’Elon Musk, de SpaceXAI.
OpenAI intervient dans le débat législatif américain
Sur le plan législatif, Lehane a indiqué qu’OpenAI menait des actions de lobbying auprès des législateurs américains et était prêt à soutenir des initiatives bipartites visant à limiter les incidents catastrophiques liés à l’IA. L’entreprise soutient notamment les cadres réglementaires proposés par les représentants Jay Obernolte et Lori Trahan, ainsi qu’une initiative sénatoriale à laquelle participent les sénateurs John Thune, Ted Cruz et Amy Klobuchar.
Par ailleurs, un projet de loi des sénateurs Jim Banks et Adam Schiff aurait été intégré dans une loi sur la défense. Ce projet prévoit une dérogation limitée à la législation antitrust pour le partage de données relatives aux menaces biologiques, aux cyberattaques et à l’espionnage chinois.
Obstacles politiques
Malgré ces efforts, les chances de voir des avancées législatives avant la fin de l’année sont faibles. La Chambre des représentants étant en vacances pour les élections de novembre et la session suivante devant donner la priorité aux dépenses militaires, il est peu probable que les réglementations sur l’IA soient adoptées rapidement.
De plus, le président Donald Trump a vivement critiqué la mise en œuvre de restrictions en matière d’IA, qualifiant les avertissements concernant des menaces existentielles de « fabulations ».
(at)
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