Principaux renseignements
- Volvo Cars supprime 2 500 emplois pour faire face à ses pertes financières persistantes.
- La concurrence acharnée de la Chine et les droits de douane américains ont mis à mal les marges bénéficiaires de l’entreprise.
- L’action Volvo Cars a chuté d’environ 69 pour cent depuis le début de l’année en raison d’une baisse de confiance des investisseurs.
Confrontée à une forte baisse de ses résultats financiers, Volvo Cars a annoncé une réduction de ses effectifs de 2 500 postes. Ce sont surtout les activités suédoises qui sont touchées, avec la suppression de 2 000 emplois. Cette mesure sera mise en œuvre par la résiliation de contrats de conseil, le recours aux départs naturels et la mise en place de plans de licenciement spécifiques.
Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus large visant à réduire les coûts, alors que le constructeur est confronté à une concurrence acharnée de la part de ses rivaux chinois et doit faire face à une baisse de la demande ainsi qu’à des droits de douane sur le marché américain.
Recul financier
La santé financière de l’entreprise s’est considérablement détériorée : au troisième trimestre, le bénéfice est passé de 5,8 milliards de couronnes suédoises (521 millions d’euros l’année précédente) à une perte opérationnelle ajustée de 3,7 milliards de couronnes (environ 332 millions d’euros).
Afin de stabiliser sa situation financière, le constructeur automobile contrôlé par Geely prévoit de réaliser, d’ici la fin de l’année prochaine, 5 milliards de couronnes suédoises (449 millions d’euros) d’économies supplémentaires sur les coûts variables et les dépenses indirectes.
Volatilité sur le marché chinois
Les difficultés sont particulièrement marquées en Chine, où le chiffre d’affaires a chuté de près de moitié au troisième trimestre. Le PDG Håkan Samuelsson a qualifié les derniers résultats trimestriels d’extrêmement insatisfaisants. Selon lui, le climat des affaires est devenu bien plus volatil que prévu, ce qui nécessite une stratégie de redressement plus vigoureuse. Auparavant, l’entreprise avait déjà décidé de retirer ses prévisions annuelles concernant les flux de trésorerie et le volume des ventes en raison de la détérioration de la conjoncture économique.
Baisse de la confiance des investisseurs
Ces récentes réductions font suite à une précédente vague de 3 000 licenciements lancée en 2025, qui coïncidait avec le retour de Samuelsson au poste de PDG et avec un vaste plan d’économies de 18 milliards de couronnes (1,6 milliard d’euros). Les difficultés de l’entreprise sont encore plus évidentes au regard de sa marge brute, qui est tombée à 14,7 pour cent contre 20,4 pour cent il y a un an, reflétant le lourd impact des remises sur les prix et des droits de douane.
La confiance des investisseurs s’est également fortement érodée. L’action a chuté à un plus bas historique et a perdu environ 69 pour cent de sa valeur depuis le début de l’année. (lv)
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