Principaux renseignements
- Les fortunes belges se concentrent toujours principalement dans les entreprises familiales industrielles, mais la technologie et les investissements internationaux jouent un rôle de plus en plus important
- Les ventes d’entreprises de grande envergure, les rachats et les fluctuations boursières peuvent bouleverser en peu de temps le classement des Belges les plus riches
- Derrière les plus grandes fortunes se cachent aussi bien des dynasties d’entrepreneurs depuis plusieurs générations que des entrepreneurs ayant bâti leur fortune en à peine quelques décennies
La Belgique est peut-être un petit pays, mais elle dispose d’une concentration remarquable de fortunes familiales. Derrière ces fortunes se cachent souvent des entreprises détenues par les mêmes familles depuis des générations : de la bière et du sucre à l’alimentation et à la technologie, en passant par la chimie et l’automobile. Dans le même temps, le paysage évolue. Aux côtés des anciennes dynasties industrielles apparaissent de plus en plus d’entrepreneurs qui ont bâti leur fortune en quelques décennies.
Qui occupe aujourd’hui les premières places ?
Le classement des personnes les plus riches de Belgique, établi à partir des données du site web « De Rijkste Belgen », est donc en constante évolution. Les cours boursiers, les ventes d’entreprises, les rachats et les changements au sein des familles peuvent bouleverser la donne en très peu de temps. Cela est apparu clairement en 2026, lorsque la famille Lhoist-Berghmans a cédé ses activités nord-américaines dans le cadre d’une transaction de plusieurs milliards de dollars. Cette opération a fait émerger un nouveau numéro un dans le paysage patrimonial belge.
Qui sont aujourd’hui les dix Belges les plus riches ? Et surtout : comment ces familles et ces entrepreneurs ont-ils bâti leur fortune ? Des dynasties industrielles séculaires à une entreprise de logiciels fondée il y a à peine un quart de siècle : voici les histoires qui se cachent derrière les plus grandes fortunes belges.
1. La famille Lhoist-Berghmans (12,9 milliards d’euros)
Depuis l’été 2026, la famille Lhoist-Berghmans occupe la première place du classement des fortunes belges. La fortune familiale trouve son origine chez Lhoist, le groupe wallon devenu le plus grand producteur mondial de chaux et de dolomite. L’entreprise trouve ses racines dans une carrière à Hermalle, fondée en 1889 par Hippolyte Dumont. C’est par l’intermédiaire de son gendre, Léon Lhoist, que le groupe a pris son nom actuel dans les années 1920. S’en est suivie une expansion internationale régulière, marquée notamment, à partir des années 1980, par une forte croissance en Amérique du Nord. La chaux et la dolomite sont des matières premières essentielles pour les industries de l’acier, du bâtiment, du verre, du papier et du traitement des eaux, entre autres.
Le véritable bond en avant en termes de patrimoine a eu lieu en 2026 avec la vente des activités nord-américaines de Lhoist dans le domaine de la chaux et de la dolomite au groupe américain Martin Marietta. L’opération, d’un montant de 13,5 milliards de dollars (11,89 milliards d’euros), se compose de 7 milliards de dollars (6,16 milliards d’euros) en espèces et de 6,5 milliards de dollars (5,72 milliards d’euros) en actions. Jean-Pierre Berghmans et sa famille détiennent ainsi une participation d’environ 15 pour cent dans Martin Marietta, en plus de leurs activités restantes au sein de Lhoist. La fortune familiale est estimée à 12,9 milliards d’euros, ce qui fait de la famille Lhoist-Berghmans la plus riche de Belgique.
2. Eric Wittouck (11,5 milliards d’euros)
Eric Wittouck doit les fondements de sa fortune à l’une des plus anciennes dynasties industrielles de Belgique. À la fin du XIXe siècle, son grand-père Paul Wittouck a développé la Raffinerie Tirlemontoise, qui deviendra plus tard Tiense Suiker. En 1989, Eric Wittouck, en collaboration avec quelques membres de sa famille, a vendu l’entreprise sucrière, par l’intermédiaire de la holding luxembourgeoise Artal, au groupe allemand Südzucker pour 945 millions d’euros. Le produit de cette vente a constitué le capital de départ d’une nouvelle stratégie d’investissement. Sur les conseils du Boston Consulting Group, des investissements ont notamment été réalisés dans Weight Watchers, un choix surprenant pour quelqu’un qui avait bâti sa fortune grâce au sucre. Cet investissement est devenu une part importante du patrimoine de Wittouck.
Depuis 2000, Wittouck contrôle entièrement Artal. La holding s’est constituée un vaste portefeuille d’investissements américains. L’une de ses plus grandes réussites a été Blue Buffalo Pet Products, fabricant d’aliments haut de gamme pour animaux, vendu en 2017 pour un montant qui a rapporté à la famille une plus-value d’environ 1,8 milliard d’euros. Aujourd’hui, Artal gère des milliards d’investissements à Wall Street. Wittouck lui-même vit en grande partie à l’écart des projecteurs et réside à Monaco. Son yacht de luxe, l’Exuma, qu’il a acheté en 2010, a toutefois été mentionné dans les Malta Papers. Avec une fortune estimée à environ 12 milliards d’euros, Wittouck a été pendant des années le Belge le plus riche, jusqu’à ce que la famille Lhoist-Berghmans le détrône de la première place en 2026.
3. Alexandre Van Damme (10,5 milliards d’euros)
Alexandre Van Damme a bâti sa fortune sur l’héritage de son grand-père Albert Van Damme, l’homme qui a développé la brasserie liégeoise Piedboeuf et créé, avec Jupiler, un concurrent de taille pour Stella Artois. Albert Van Damme a très tôt perçu le potentiel d’une collaboration avec Stella, qui a donné naissance par la suite à Interbrew. La famille Van Damme est ainsi devenue, aux côtés des familles de Spoelberch et de Mévius, l’un des trois grands actionnaires familiaux du groupe brassicole. En 1995, après le décès de son père et de son grand-père, Alexandre Van Damme, alors âgé de 33 ans, a hérité des participations familiales. La même année, il s’est étroitement impliqué dans le rachat du brasseur canadien Labatt, une étape importante dans l’expansion internationale d’Interbrew.
Van Damme a ensuite joué un rôle majeur dans la transformation d’Interbrew en la multinationale AB InBev. Parallèlement, il a diversifié son patrimoine dans d’autres entreprises agroalimentaires et dans l’immobilier. Sa fortune ne dépend donc pas exclusivement du groupe brassicole. La crise du coronavirus de 2020 a toutefois eu un impact considérable sur AB InBev et la valeur boursière du brasseur a fortement chuté.
4. La famille Werner de Spoelberch (7,5 milliards d’euros)
La famille de Spoelberch est l’une des trois familles belges qui, par le biais de différentes holdings familiales, conservent une position importante au sein d’AB InBev, aux côtés des familles de Mévius et Van Damme. Leur lien avec la brasserie de Louvain remonte au début du XXe siècle. Elise Willems, fille du brasseur Edmond Willems, a épousé Adolphe de Spoelberch. Sa sœur Amélie a épousé Eugène de Mévius. C’est ainsi que deux familles nobles ont fait leur entrée au sein de la brasserie qui allait plus tard devenir le fondement du groupe brassicole mondial.
L’expansion d’Artois s’est accélérée après la Seconde Guerre mondiale. La brasserie de Louvain a racheté plusieurs brasseries belges et étrangères et s’est pleinement engagée dans une croissance internationale à partir des années 1960. En 1987, la fusion avec la brasserie liégeoise Piedboeuf, connue pour la marque Jupiler, a été conclue. C’est ainsi qu’est née Interbrew, dont les principales familles actionnaires étaient les de Spoelberch, les de Mévius et les Van Damme. S’ensuivirent notamment les rachats de Hoegaarden et de Belle-Vue, tandis qu’Interbrew poursuivait son développement par le biais d’une expansion en Europe, en Amérique du Nord et sur d’autres continents. La fusion avec la société brésilienne AmBev en 2004 et le rachat d’Anheuser-Busch en 2008 ont jeté les bases de l’actuelle AB InBev. Entre-temps, la famille de Spoelberch est restée un actionnaire important du groupe brassicole par l’intermédiaire de sa holding familiale Agemar.
5. La famille Janssen (6,9 milliards d’euros)
La famille Janssen a bâti sa fortune dans le monde bancaire et industriel belge et s’est très tôt liée à la famille Solvay. La figure de proue de cette histoire fut le baron Emmanuel Janssen, qui entra dans la famille du fondateur Ernest Solvay par son mariage avec Jeanne Solvay. Il fit carrière au sein du groupe chimique et s’impliqua notamment dans la Mutuelle Solvay, la banque qui faisait partie du groupe. Grâce à ces activités financières, la famille acquit par la suite une participation importante dans la Banque Générale, qui fut finalement absorbée par Fortis. La crise financière autour de Fortis a également eu des répercussions sur le patrimoine familial.
La principale participation industrielle de la famille se trouve aujourd’hui dans UCB, le groupe pharmaceutique international issu de l’empire Solvay. Par l’intermédiaire des holdings Financière de Tubize et Obourg, la famille Janssen conserve une position importante au sein de cette entreprise pharmaceutique cotée en bourse. Pendant des années, le baron Daniel Janssen a été la figure centrale de la famille et a également joué un rôle de premier plan dans le monde des affaires belge en tant que président de la FEB. En 2011, il a cédé la direction de la Financière de Tubize à son fils Charles-Antoine Janssen. Par le biais de mariages et de liens familiaux, les Janssen sont en outre étroitement liés à d’autres grandes familles industrielles belges, notamment les Boël, les Goblet d’Alviella et les Solvay.
6. La famille Roussis-Van Gorp (6 milliards d’euros)
Ravago trouve ses origines chez Raf Van Gorp, un entrepreneur de la Campine qui a débuté comme entrepreneur en bâtiment à Arendonk. Lorsque l’industrie chimique s’est fortement développée dans la Campine dans les années 1960 et 1970, Van Gorp s’est orienté vers le recyclage des déchets plastiques issus de cette industrie. C’est ainsi qu’est née une entreprise aujourd’hui active dans le recyclage, la production de matières plastiques et le commerce international de ces dernières. Après le décès inattendu de Van Gorp en 1993, la direction a été confiée à sa fille Gunhilde et à son mari Theo Roussis. Roussis, qui souhaitait à l’origine travailler en Belgique en tant que biochimiste, a pris la direction de Ravago, tandis que son épouse en devenait la présidente.
Sous la direction de Roussis, Ravago a connu une forte expansion internationale. En 2006, le groupe a racheté la société américaine Muehlstein, ce qui a permis à Ravago de devenir l’un des plus grands distributeurs de matières premières plastiques au monde. Le groupe a poursuivi l’expansion de ses activités par le biais de partenariats et d’acquisitions dans le secteur chimique. C’est ainsi qu’une coentreprise a vu le jour en 2011 avec le négociant néerlandais en ingrédients Barentz, tandis qu’en 2018, Ravago a racheté six usines européennes de matériaux isolants à DowDuPont. Entre-temps, l’entreprise s’est développée pour devenir un groupe international présent dans des dizaines de pays. En 2023, Theo Roussis a passé le flambeau de PDG à son fils Axel, permettant ainsi à la génération suivante de prendre les rênes de l’entreprise familiale.
7. La famille Périer-D’Ieteren (5 milliards d’euros)
La famille D’Ieteren est active dans le secteur de la mobilité depuis plus de deux siècles. À la fin du XIXe siècle, Alfred et Émile D’Ieteren se sont lancés dans la production de carrosseries pour véhicules à moteur. Après la Seconde Guerre mondiale, la grande percée a eu lieu avec l’importation et l’assemblage de Volkswagen, notamment l’emblématique Coccinelle. En 1953, la famille a lancé l’assemblage de Volkswagen à Forest, puis s’est lancée dans la location de voitures quelques années plus tard. Après le décès de Pierre D’Ieteren en 1975, les actions ont été transmises à ses enfants, Roland et Catheline. Roland allait ensuite devenir la figure centrale de l’entreprise familiale, tandis que Catheline se consacrait principalement à sa carrière universitaire en tant qu’historienne de l’art.
Sous la direction de Roland D’Ieteren, le groupe s’est développé pour devenir une entreprise internationale pesant plusieurs milliards. En 1989, D’Ieteren a racheté Avis Europe, qui a été revendu plus de deux décennies plus tard avec une plus-value importante. Le véritable moteur de croissance a toutefois été Belron, le groupe à l’origine notamment de Carglass, que D’Ieteren a racheté en 1999. Belron est devenu le leader mondial de la réparation et du remplacement des vitrages automobiles. Après le décès de Roland en 2020, la génération suivante a pris les rênes de manière plus marquée. En 2024, Nicolas D’Ieteren a racheté à son cousin Olivier Périer une participation de 16,7 pour cent dans la société cotée en bourse D’Ieteren pour 2 milliards d’euros. Le patrimoine familial est géré par la holding familiale Société de Participation et de Gestion (SPDG), qui, outre le secteur automobile, investit notamment dans l’immobilier, l’architecture, le design et les énergies alternatives.
8. Les familles Boone et Stevens (4,4 milliards d’euros)
Les familles Boone et Stevens ont bâti leur fortune autour de Lotus Bakeries, l’entreprise à l’origine des spéculoos Biscoff, connus dans le monde entier. L’histoire remonte aux années 1930, lorsque les frères Boone ont fondé Lotus et que le pâtissier Marcel Stevens a développé Corona, un deuxième fabricant belge de biscuits. Les deux entreprises ont fusionné en 1974 pour former Corona-Lotus et ont été partiellement introduites en bourse en 1988. Sous le nom de Lotus Bakeries, l’entreprise est ensuite passée du statut de fabricant belge de biscuits à celui de groupe agroalimentaire international, avec des sites de production et des structures commerciales en Europe, aux États-Unis et en Asie. La famille est quant à elle restée fortement impliquée dans la direction : Jan Boone, petit-fils de Karel Boone, en est aujourd’hui le PDG.
La croissance internationale a connu un nouvel élan ces dernières années. En 2015, Lotus a pris une participation majoritaire dans Natural Balance Foods, connu pour ses marques Nākd et Trek. Parallèlement, Biscoff est resté le principal moteur de croissance du groupe. En 2019, Lotus a construit un premier site de production aux États-Unis, puis a poursuivi son expansion internationale. En 2024, l’entreprise a conclu un partenariat marquant avec Mondelez International, qui va également produire et commercialiser Biscoff en Inde. Les deux groupes agroalimentaires collaborent par ailleurs à la création de nouveaux produits chocolatés associant le spéculoos de Lotus à des marques telles que Cadbury et Milka. Lotus Bakeries cherche ainsi à transformer son produit phare belge en une marque alimentaire mondiale.
9. Fabien Pinckaers (4,2 milliards d’euros)
Fabien Pinckaers a fondé en 2002 la société de logiciels qui allait devenir Odoo. Son idée de départ était de proposer un logiciel open source permettant aux entreprises de gérer leur administration et leurs processus opérationnels. Il lui a fallu près d’une décennie pour trouver un modèle économique viable. Aujourd’hui, Odoo combine une plateforme open source avec des applications payantes, ce qui a permis à l’entreprise de passer du statut de jeune start-up en difficulté financière à celui de groupe international de logiciels en pleine expansion. L’entreprise cible principalement les PME et propose différentes fonctionnalités métier au sein d’une seule plateforme intégrée, allant de la comptabilité et des ventes à la gestion des stocks et au marketing.
La croissance d’Odoo s’est fortement accélérée ces dernières années. En 2023, l’entreprise a été valorisée à environ 4 milliards d’euros après que l’investisseur américain General Atlantic a racheté une participation de 2,2 pour cent à Noshaq, une importante société d’investissement belge. Pinckaers a conservé sa participation de 55 pour cent. Le nombre de clients est passé d’environ 4,5 millions fin 2019 à près de 11 millions en 2023, tandis que le chiffre d’affaires s’élevait à 272 millions d’euros en 2022, contre 148 millions d’euros l’année précédente. Odoo travaille désormais pour un large éventail de clients, allant des PME aux grandes entreprises et institutions telles que Carrefour, Danone, Sodexo et la Commission européenne.
10. La famille Roland D’Ieteren (4 milliards d’euros)
La famille Roland D’Ieteren constitue une branche distincte au sein de la famille D’Ieteren au sens large. La fortune de cette branche familiale est estimée séparément de celle de la famille Périer-D’Ieteren, qui figure plus haut dans le classement.
L’histoire de D’Ieteren remonte à 1805, lorsque Jozef D’Ieteren fonda à Bruxelles un atelier de fabrication de calèches. La famille a su s’adapter à l’avènement de l’automobile et s’est forgé, au cours de la première moitié du XXe siècle, une réputation de constructeur de carrosseries. Après la Seconde Guerre mondiale, l’activité s’est de plus en plus orientée vers l’importation et l’assemblage de voitures. L’assemblage des Coccinelles Volkswagen à Forest à partir de 1953 a marqué une phase de croissance importante et a contribué à faire de D’Ieteren l’un des principaux importateurs automobiles de Belgique.
Sous la direction de Roland D’Ieteren, le groupe s’est fortement diversifié. Dans les années 1990, il a racheté Avis Europe, puis Belron en 1999, le groupe à l’origine de Carglass et Autoglass. Belron est devenu le principal moteur de croissance de D’Ieteren et le leader mondial de la réparation et du remplacement des vitrages automobiles. En 2017, le groupe a cédé une participation dans Belron à l’investisseur CD&R et a réinvesti le produit de cette cession notamment dans Moleskine (connu pour ses carnets et blocs-notes), puis dans une participation de 40 pour cent dans TVH Parts (le spécialiste des pièces détachées pour engins tout-terrain tels que, entre autres, les chariots élévateurs, les nacelles élévatrices et les véhicules agricoles, dont le siège se trouve à Waregem). Après le décès de Roland D’Ieteren en 2020, son fils Nicolas a pris la tête du groupe. En 2024, Nicolas D’Ieteren a racheté une participation de 16,7 pour cent dans la société cotée en bourse D’Ieteren à son cousin Olivier Périer pour 2 milliards d’euros. Cela a permis de concentrer davantage le contrôle de l’entreprise familiale.
Des fortunes de plusieurs milliards en constante évolution
Une grande partie de ces fortunes n’est pas détenue sous forme de liquidités sur un compte bancaire, mais sous forme d’actions d’entreprises, de holdings familiales et de portefeuilles d’investissement. De ce fait, la valeur d’une fortune peut varier considérablement sans que le propriétaire n’effectue lui-même la moindre transaction. Une hausse ou une baisse du cours boursier, un dividende, un rachat ou la vente d’une branche d’activité peuvent immédiatement faire la différence de plusieurs milliards d’euros.
Les transactions familiales jouent également un rôle. Lorsque des actions sont transmises, vendues ou concentrées au sein d’une même branche familiale, cela modifie non seulement la structure de propriété, mais aussi la place qu’occupe une famille dans le classement des fortunes. La liste des Belges les plus riches n’est donc pas un classement statique, mais un instantané d’un paysage économique en constante évolution.
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