Une nouvelle étude confirme : il est préférable de boire du vin plutôt que de la bière ou des alcools forts

La consommation de bière et de spiritueux a été associée à une augmentation des niveaux de graisse viscérale ou abdominale – le type de graisse nocif associé à un risque accru de maladies cardiovasculaires et à d’autres complications de santé. Mais, selon une nouvelle étude, la consommation de vin n’a pas cet effet. La consommation de vin rouge est même associée à des niveaux plus faibles de graisse abdominale.

Bien que la consommation de vin blanc n’ait pas eu d’incidence sur les niveaux de graisse viscérale, l’étude montre qu’a petites doses, cette boisson peut présenter un avantage unique pour la santé des personnes âgées : des os plus denses. Les scientifiques ont constaté une densité minérale osseuse plus élevée chez les adultes plus âgés qui buvaient du vin blanc avec modération. Et ils n’ont pas trouvé ce même lien entre consommation de bière ou de vin rouge et densité minérale osseuse.

L’étude a utilisé les données de 1.869 adultes blancs âgés de 40 à 79 ans qui ont rempli des questionnaires sur leurs données démographiques, leur consommation d’alcool, leur alimentation et leur mode de vie. Les chercheurs ont ensuite recueilli la taille, le poids et des échantillons de sang de chaque participant et ont calculé la composition corporelle de chacun à l’aide d’une mesure directe appelée absorptiométrie à rayons X à double énergie. Enfin, ils ont utilisé un programme statistique pour examiner les relations entre les types de boissons alcoolisées et la composition corporelle.

Contradictions

Le vieillissement s’accompagne souvent d’une augmentation problématique des taux de graisse, qui peut entraîner un risque accru de maladies cardiovasculaires, ainsi qu’une diminution de la densité minérale osseuse. Cette situation a d’importantes répercussions sur la santé, car près de 48 % de la population belge est en surpoids (au passage, c’est nettement plus le cas chez les hommes – 55 % – que chez les femmes – 42 %).

Un taux de graisse corporelle élevé est systématiquement associé à un risque accru de contracter de nombreuses maladies, notamment cardiovasculaires, tout en favorisant certains types de cancer et en augmentant le risque de décès.

L’alcool a longtemps été considéré comme un facteur possible de l’épidémie d’obésité. Pourtant, le public entend souvent des informations contradictoires sur les risques et les avantages potentiels de l’alcool. C’est pourquoi les chercheurs espéraient démêler certaines de ces contradictions.

Plus de contradictions

Il existe de nombreux facteurs biologiques et environnementaux qui contribuent au surpoids ou à l’obésité. La consommation d’alcool peut être un facteur, bien que les recherches n’aient pas trouvé de liens clairs entre la prise de poids et la consommation d’alcool.

L’une des raisons de ces incohérences pourrait être que la plupart des recherches antérieures ont traditionnellement traité l’alcool comme une seule entité, au lieu de mesurer séparément les effets de la bière, du vin rouge, du vin blanc, du champagne et des spiritueux. Mais même lorsqu’elle est décomposée de cette manière, la recherche produit des résultats différents.

Par exemple, une étude a suggéré que boire plus de bière contribue à un rapport taille-hanches plus élevé, tandis qu’une autre a conclu que des adultes en bonne santé n’avaient pas de prise de poids significative après un mois de consommation modérée de bière. Mais les nouvelles données montrent que la bière et les spiritueux ne sont pas une bénédiction pour votre ventre, en y générant une couche de graisse.

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