Un véritable réseau mondial de contrebande de plantes a vu le jour suite aux confinements

La demande de plantes exotiques a explosé durant le confinement. Certains y ont vu une occasion de s’enrichir.

Pour pallier les effets du confinement, bon nombre de personnes se sont tournées vers les plantes d’intérieur pour mettre un peu de verdure dans leur vie. Plusieurs internautes ont partagé leurs conseils et « collections » sur la toile, créant peu à peu un véritable engouement sur les réseaux sociaux. Une tendance qui a eu de drôles de conséquences, comme le rapporte The Telegraph. Pour répondre à la demande croissante de végétaux, mais surtout se faire de l’argent, certains n’ont pas hésité à déterrer des plantes dans la nature pour les envoyer en Asie, en Europe ou encore en Amérique du Nord, créant ainsi un véritable réseau de contrebande.

Ce sont surtout les plantes succulentes et les cactus qui sont visés par ce marché noir qui poussent en masse en Afrique du Sud. Les criminels emploient des locaux pour déterrer des centaines d’espèces de plantes africaines rares, puis les envoient sur le marché international pour satisfaire à la demande croissante de végétaux exotiques, rapporte The Telegraph.

Plusieurs contrebandiers ont déjà été d’arrêtés en Afrique du Sud. Un Américain lié à l’entreprise Never Enough Cactus a été arrêté en avril dernier avec 8.000 plants de conophytum, une espèce menacée de la famille des plantes succulentes, rapporte Business Insider. Plus tôt cette année, deux braconniers sud-coréens ont été arrêtés avec plus de 60.000 plants de conophytum en leur possession. Les trois criminels ont été condamnés à payer une amende, ainsi qu’à plusieurs années de prison. En février 2020, ce sont plus de 1.000 cactus parmi les plus rares du monde – d’une valeur de 1,2 million de dollars – destinés au marché noir qui ont été retrouvés en Italie par les forces de l’ordre, rapporte le New York Times.

Une menace pour les plantes

Ce marché de contrebande représente une véritable menace pour les plantes. Les espèces végétales rares sont en effet menacées d’extinction à l’état sauvage en raison de l’engouement généré – en partie – par la folie des réseaux sociaux qui ont fait du jardinage d’intérieur l’une des nouvelles tendances durant les confinements.

Le fait est que les contrebandiers et leurs « employés » ne s’inquiètent pas de savoir si telle ou telle espèce est déjà menacée à l’état sauvage ni même si elle est protégée. Le vol de végétaux peut également se faire au détriment des autres plantes dans la nature qui pourraient être piétinées durant la récolte illégale.

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