Un mois de juin moins chaotique que prévu pour le marché automobile européen

Une Volkswagen e-Golf en train d’être assemblée. (EPA)

Le marché automobile européen, victime de la crise sanitaire, a chuté en juin de 22,3% sur un an, moins sévèrement que les trois mois précédents, notamment grâce au plan de soutien français, selon des chiffres publiés jeudi.

Les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne (UE) s’étaient effondrées de 55,1% sur un an en mars, puis de 76,3% en avril et de 52,3% en mai, sous l’effet du confinement des populations et de la fermeture du commerce automobile au plus fort de l’épidémie de Covid-19.

L’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA) a donc constaté en juin ‘une légère amélioration par rapport à mai’. ‘Bien que les concessions aient rouvert après la levée des mesures de confinement, la demande des consommateurs ne s’est pas complètement rétablie le mois dernier’, a-t-elle toutefois insisté dans un communiqué.

La France en positif

Au sein de l’UE, la France s’est distinguée en étant le seul pays en hausse (+1,2%). Une conséquence ‘des nouvelles mesures pour stimuler les ventes de véhicules à faibles émissions introduites début juin par le gouvernement français’, a commenté l’ACEA.

A contrario, les autres grands marchés européens ont encore subi en juin des baisses à deux chiffres, à l’image de l’Espagne (-36,7%), de l’Allemagne (-32,3%) et de l’Italie (-23,1%).

Au total, 949.722 voitures particulières neuves ont été mises sur les routes européennes.

De son côté, le Royaume-Uni, qui n’est plus consolidé dans les chiffres du marché européen (Brexit oblige), a vu ses immatriculations chuter de 34,9%.

Les pertes des 3 plus gros constructeurs

Par constructeur, le groupe Volkswagen, leader européen incontesté, a chuté plus que la moyenne en juin (-24,8%) et sa part de marché a reculé à 24,2%.

Son dauphin français PSA (Peugeot, Citroën, Opel/Vauxhall, DS), plombé par sa filiale allemande Opel (-49,7%), a cependant fait encore moins bien (-28,3%). Le groupe, en cours de fusion avec l’italo-américain Fiat Chrysler (FCA), précise toutefois que ses ventes mondiales ont ‘presque doublé’ en juin par rapport à mai, atteignant plus de 231.000 véhicules.

Sur la troisième marche du podium, le groupe Renault (avec Dacia, Lada et Alpine) a en revanche mieux résisté, avec des livraisons en recul de ‘seulement’ 15,7% par rapport à juin 2019.