Un député du Vlaams Belang a été transporté à l’hôpital après avoir été enfermé pendant 13 heures dans les toilettes du Parlement


Principaux renseignements

  • À cause d’une serrure cassée, Frédéric Erens, homme politique du Vlaams Belang, s’est retrouvé enfermé pendant treize heures dans les toilettes du Parlement.
  • Sa décision de laisser son téléphone derrière lui l’a empêché d’appeler à l’aide.
  • La police militaire l’a finalement libéré après qu’il eut souffert d’un manque d’oxygène.

Frédéric Erens, membre du parti Vlaams Belang, a passé treize heures coincé dans les toilettes du Parlement flamand à Bruxelles. L’incident s’est produit mardi soir après une réunion ; alors qu’Erens tentait de sortir de la cabine avant de rentrer chez lui, la serrure s’est bloquée à cause d’un ressort cassé, l’enfermant à l’intérieur.

Pas de téléphone

La situation a été aggravée par le fait que Frédéric Erens avait délibérément laissé son smartphone sur son bureau, dans l’espoir de s’accorder une rare pause loin de son appareil. Sans téléphone pour appeler à l’aide et alors que la plupart de ses collègues avaient déjà quitté les lieux, ses cris et ses coups n’ont été entendus par personne parmi les personnes encore présentes dans le bâtiment.

Des trous ont été percés

Au fur et à mesure que la nuit avançait, les conditions devenaient de plus en plus difficiles. Le système de ventilation ne s’activant qu’en cas de détection de mouvement, l’apport d’air frais s’est interrompu, le laissant avec une sensation d’étouffement.

Pour pallier le manque d’oxygène, Erens a utilisé un objet métallique trouvé dans les toilettes pour percer des trous dans la porte afin de laisser entrer de l’air. En raison de l’exiguïté de l’espace, il n’a pas pu dormir.

Le sauvetage matinal

Son calvaire a pris fin mercredi à 6 h du matin lorsqu’une employée de ménage l’a remarqué. Comme elle ne pouvait pas déverrouiller la porte de l’extérieur, les agents de sécurité de la police militaire ont dû utiliser un pied-de-biche pour forcer l’ouverture de la porte.

Hôpital

Après son sauvetage, Erens a été transporté en ambulance à l’hôpital Sint-Jans pour y être soigné pour hypoxie. Bien qu’il se soit rapidement rétabli, il a exprimé sa frustration face au fait que le personnel d’accueil de l’hôpital ne parlait pas néerlandais, arguant que la communication dans sa langue maternelle est vitale lors d’urgences médicales. De retour au travail, l’homme politique a fait remarquer en riant qu’il ne risquait plus jamais d’oublier son téléphone. (fc)

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