Un conseiller commercial américain met en garde l’Europe contre les constructeurs automobiles chinois tels que BYD


Principaux renseignements

  • Le conseiller américain au commerce, Peter Navarro, exhorte les dirigeants occidentaux à bloquer l’expansion agressive de l’industrie automobile chinoise.
  • BYD utilise les subventions d’État et le vol de propriété intellectuelle pour dominer les marchés mondiaux.
  • La fragmentation des politiques européennes ne parvient pas à endiguer l’offensive industrielle chinoise.

Dans une récente tribune publiée dans Politico Europe, Peter Navarro, haut responsable du commerce à la Maison Blanche, a appelé les dirigeants européens et occidentaux à mettre en œuvre des mesures plus énergiques pour empêcher les constructeurs automobiles chinois, qu’il a qualifiés de « pirates », de s’infiltrer sur leurs marchés nationaux. Navarro a souligné que, bien que les États-Unis aient réussi à empêcher l’entrée de BYD sur leur territoire, l’entreprise intensifie désormais ses efforts pour pénétrer le marché américain.

Les voitures chinoises en Europe

Navarro a averti que l’Occident est actuellement en train de perdre une lutte industrielle contre Pékin en raison de stratégies insuffisantes. Il a noté que les ventes de véhicules chinois continuent de grimper en Europe malgré les droits de douane en vigueur, tandis que des géants automobiles bien établis tels que BMW et Volkswagen sont confrontés à des baisses de chiffre d’affaires et à des réductions d’effectifs.

Il a fait valoir que l’expansion d’entreprises comme Chery et BYD — leader mondial des ventes de véhicules électriques — sur les marchés internationaux, malgré un ralentissement de la demande en Chine, représente une offensive stratégique plutôt qu’une croissance organique du marché.

Vol de propriété intellectuelle

Selon Navarro, BYD incarne une stratégie commerciale prédatrice fondée sur l’imitation, les subventions d’État et une expansion agressive visant à atteindre la domination du marché. Il a souligné que les premiers véhicules de l’entreprise étaient des copies flagrantes des modèles Honda et Toyota.

De plus, il a accusé l’entreprise d’utiliser sa chaîne d’approvisionnement pour voler de la propriété intellectuelle, affirmant que BYD commandait des pièces auprès de fournisseurs dans le seul but de les soumettre à une ingénierie inverse et de se passer de ces fournisseurs, les traitant ainsi de facto comme des « tuteurs non rémunérés ».

Critique de l’Union européenne

Le responsable a également critiqué la réponse de l’Union européenne, qualifiant le droit de douane de 17 pour cent imposé à BYD de « redevance symbolique » plutôt que de véritable mesure de défense. Il a fait valoir que l’UE ne parvenait pas à agir comme une entité cohésive, la décrivant plutôt comme un ensemble fragmenté de nations aux intérêts contradictoires.

Il a notamment cité la réticence de l’Allemagne à soutenir ces droits de douane, expliquant que Berlin craignait des représailles chinoises sur l’ensemble de son économie d’exportation, qui repose fortement sur la vente de machines et de produits chimiques à Pékin. (fc)

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