Uber s’apprête à inonder l’Europe de vélos et trottinettes électriques

Uber va doubler ses investissements dans les vélos et trottinettes électriques en 2020, avec une attention toute particulière pour l’Europe.

Si vous avez déjà l’impression que les vélos Jump poussent comme des champignons à Bruxelles, et bien cette tendance risque d’encore s’accentuer au cours des prochains mois. Après avoir largement déployé ce service de deux-roues en libre-service dans les villes européennes, la société-mère Uber ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

‘Nous voulons doubler la micro-mobilité’, a déclaré Christian Freese, directeur de Jump pour l’EMEA (Europe Moyen-Orient et Afrique), dans une interview accordée à CNBC. ‘Nous avons vu à quel point cela fonctionne bien avec notre cœur de métier et le covoiturage, et nous voulons investir davantage et plus profondément, en particulier en Europe.’

Plus de 5 millions de voyages

Les résultats devraient rapidement être visibles dans nos villes, alors que l’adoption des vélos et scooters Jump en Europe a dépassé celle des États-Unis au cours des huit derniers mois. Plus de 500.000 Européens ont ainsi conduit ces véhicules lors de cette période, représentant un total de 5 millions de voyages via ce service de deux-roues. Jump est particulièrement bien adopté à Paris, la ville où le service est le plus populaire à l’heure actuelle.

Cette décision de réinvestir dans cette branche n’aidera sans doute pas Uber à devenir rentable dans l’immédiat, mais la société affirme qu’elle peut atteindre la rentabilité économique d’ici 2021. De quoi apaiser les actionnaires qui ont malmené les actions de l’entreprise depuis son introduction en bourse (ratée) au printemps dernier.

La concurrence se durcit

L’objectif d’Uber pour cette nouvelle fournée est de renforcer sa présence sur des marchés déjà existants dans les villes européennes, là où la concurrence se développe toujours plus. Les entreprises Voi et Tier sont ainsi arrivées sur le terrain, attirant cette année des millions d’euros de la part de capital risqueurs, avec 76 millions uniquement pour le Suédois d’e-trottinettes Voi.

Pour l’instant, Uber est toujours en pourparlers avec les autorités de pays européens sur les modalités d’utilisation de ses trottinettes et sur les questions de sécurité qui les accompagneraient. Les vitesses anormalement élevées et les nombreux véhicules laissés à l’abandon au milieu des rues font en effet polémique chez nous.

Lancé sur sa voie, Uber compte également introduire sur sa plateforme un tout nouveau mode de transport, le scooter électrique. La société envisage de déployer ce véhicule dans sa capitale de prédilection, Paris, au cours du premier trimestre de 2020.

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