Tokyo tente de rassurer le monde sur les JO 2020 lors d’une épreuve de gymnastique internationale

Isopix

Ce weekend, Tokyo a accueilli une rencontre amicale de gymnastique entre la Russie, les États-Unis, la Chine et le Japon. Cette rencontre devait permettre aux autorités japonaises de prouver au monde entier que les Jeux olympiques pourraient se dérouler en toute sécurité en 2021.

30 gymnastes concouraient ce dimanche lors de cette rencontre amicale. On est bien loin des 11.000 de sportifs prévus pour les Jeux olympiques. Toutefois, les épreuves internationales sont encore très rares à cause de la pandémie de Covid-19 qui sévit toujours. Et le Japon a voulu montrer, par ce rassemblement, qu’il était possible d’organiser des rassemblements sportifs en toute sécurité.

Avant de débuter l’épreuve, un message vidéo du président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a été diffusé. ‘Vous donnez l’exemple que le sport peut être organisé en toute sécurité même sous des restrictions sanitaires permanentes, nous donnant confiance dans notre préparation pour les événements futurs, en particulier bien sûr dans la perspective des Jeux olympiques de Tokyo 2020 reportés.’

Protocole sanitaire

Pour permettre l’organisation de cet événement, plusieurs mesures ont dû être mises en place. Les gymnastes étaient testés tous les jours et ils ne pouvaient pas sortir en dehors du trajet entre leur hôtel et le stade où avait lieu la compétition. Ils portaient un masque lors de l’inauguration. Lors des épreuves, les accolades et les high five étaient interdits, seuls les checks du poing fonctionnaient.

Un contrôle de température était organisé pour les quelque 2.000 spectateurs, qui devaient ensuite se désinfecter les mains au gel hydroalcoolique.

Ce protocole semble toutefois un peu léger pour des événements de l’ampleur des JO. C’est toute la ville de Tokyo qui devra être aménagée pour accueillir les sportifs et les visiteurs, venant du monde entier. Le Japon a réussi à contenir le virus grâce à une solide politique de tracing pour identifier et isoler les personnes contaminées. Une politique qu’il faudra adapter aux étrangers originaires de pays bien plus exposés au Covid-19.