La technologie permet aux magasins physiques de rattraper l’avantage des détaillants en ligne

Désormais, les magasins physiques peuvent aussi bénéficier des technologies numériques qui ont conféré un avantage concurrentiel aux boutiques en ligne depuis un certain temps. Ces technologies sont des outils essentiels qui permettent aux détaillants d’ améliorer la compréhension du consommateur et de s’organiser de façon plus efficace. En particulier, les techniques qui permettent de détecter les émotions se développent et se perfectionnent : vidéosurveillance, caméras thermiques, casque à électrodes, et autres… Et leur exploitation judicieuse permet d’augmenter les ventes des magasins physiques.La startup française Angus.ai a récemment testé son logiciel dans une librairie parisienne. Ce programme interprète sur vidéo le langage corporel et les expressions faciales des acheteurs pour y détecter surprise, mécontentement, confusion, hésitation… Par exemple, quand un client fronçait les sourcils, le logiciel demandait à un employé d’aller aider la personne. Et ça marche : les ventes ont augmenté de 10% durant la période de test de 8 mois.

Des caméras thermiques et des électroencéphalogrammes

Outre la vidéo, il existe des moyens encore plus sophistiqués de décoder les émotions des acheteurs potentiels, comme les caméras thermiques pour mesurer le rythme cardiaque, par exemple. Et pour la somme de 15 000 dollars, la compagnie iMotions basée à Copenhague fournit aux commerçants un casque d’électroencéphalographie qui mesure l’activité du cerveau, un casque qui suit le mouvement des yeux et qui note quand les pupilles se dilatent, et enfin un galvanomètre qui mesure l’humidité et la résistance électrique sur la peau de la main, révélateurs d’excitation.Pour certains, c’est une chance pour les commerçants physiques d’être enfin sur un pied d’égalité avec les vendeurs en ligne qui ont accès et exploitent depuis longtemps plus de données de la sorte. Qui saura au mieux recueillir et utiliser ces données sur l’aspect émotionnel de l’acte d’achat ? La course est lancée !