Sergey Brin (Google) ouvre un family office à Singapour, nouvel eldorado des plus grosses fortunes

Sergey Brin (Google) est tombé sous le charme de Singapour – Isopix

Sergey Brin, co-fondateur de Google, a installé une succursale de son family office (bureau de gestion de patrimoine) à Singapour. Il est le dernier d’une longue série d’hommes fortunés à avoir établi ses quartiers dans la cité-État. Qu’est-ce qui les attire là-bas ?

Le family office de Sergey Brin, Bayshore Global Management, a ouvert un bureau à Singapour à la fin de l’année dernière. C’est ce qui ressort des documents déposés auprès des régulateurs locaux.

Brin est classé à l’index des milliardaires de Bloomberg comme étant le neuvième homme le plus riche du monde. Sa fortune est estimée à 86,5 milliards de dollars. Son family office, qu’on peut traduire en français par « bureau de gestion de patrimoine », lui permet de la gérer.

Avant Brin, d’autres très grosses fortunes avaient déjà décidé de placer un bureau de leur family office à Singapour. Parmi elles, on retrouve Ray Dalio, fondateur du fonds spéculatif Bridgewater Associates. L’entrepreneur britannique Sir James Dyson s’est lui aussi établi dans la cité-État asiatique.

Incitants fiscaux, mais pas seulement

Si les plus riches de ce monde commencent à s’implanter à Singapour, c’est car le pays leur déroule le tapis rouge. Ils y profitent d’un régime fiscal favorable, mis en place tout spécialement par les autorités pour attirer les plus grosses fortunes.

Mais ces incitants fiscaux n’expliquent pas tout. Singapour met également en place des formations permettant à ses habitants de devenir aptes à travailler dans des family offices, indique Bloomberg.

Singapour constitue un petit paradis de l’investissement. La cité-Etat a récemment été classée par la Banque mondiale comme le deuxième pays d’Asie où il était le plus confortable de faire des affaires. En y plaçant leurs pions, les plus fortunés peuvent profiter des multiples opportunités d’investissements dans les économies asiatiques en pleine croissance.

Les family offices asiatiques, plus globalement, s’avèrent très intéressants de par leur plus forte exposition aux sociétés technologiques chinoises. Depuis quelques années, Singapour, plus stable, prend le pas sur Hong Kong, en proie à de graves tensions politiques.

En 2020, les autorités singapouriennes ont estimé que 200 family offices étaient implantés sur son territoire. Ils gèrent au total 20 milliards de dollars.