Selon une étude, l’accord commercial entre l’UE et les États-Unis donne des résultats mitigés


Principaux renseignements

  • L’accord commercial UE-États-Unis a permis d’éviter une escalade de la guerre commerciale.
  • Malgré une mise en œuvre partielle, l’accord n’a pas permis de réduire de manière significative les droits de douane sur des secteurs d’exportation clés tels que les machines et les appareils mécaniques.
  • L’UE devrait réévaluer sa position dans l’accord si elle ne bénéficie pas d’un traitement préférentiel par rapport aux autres pays profitant de la décision de la Cour suprême des États-Unis.

Selon une étude de l’Institut de l’économie allemande (IW), l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis a donné des résultats mitigés, selon Reuters. Si l’accord a empêché une escalade des tensions commerciales et apporté un certain soulagement aux exportateurs allemands, il n’a pas permis de réduire de manière significative les droits de douane globaux.

Réductions tarifaires limitées

Au cours de sa période de mise en œuvre, de septembre 2025 à février 2026, le taux tarifaire effectif sur les importations américaines en provenance de l’UE s’est établi en moyenne à 8,2 pour cent, soit un niveau nettement inférieur aux 15 pour cent convenus dans le « Turnberry Deal ». Alors que les États-Unis ont partiellement mis en œuvre l’accord, le processus législatif de l’UE est toujours en cours.

L’accord a rapproché le taux tarifaire effectif de l’Allemagne de la moyenne de l’UE, améliorant ainsi sa position relative. Cependant, il n’a pas réduit les droits de douane dans plusieurs secteurs d’exportation clés. Par exemple, les exportations de machines et d’appareils mécaniques en provenance d’Allemagne et d’Italie ont été soumises à un droit de douane effectif d’environ 14,5 pour cent, soit une augmentation de un à deux points de pourcentage par rapport à août 2025.

Différences dans la composition des exportations

Cet écart s’explique par la composition différente des exportations vers les États-Unis. Taïwan, le Vietnam et la Corée du Sud, par exemple, exportent une part importante et croissante de machines de traitement de données et de semi-conducteurs, qui ont bénéficié de droits de douane faibles ou nuls en raison de la forte demande suscitée par l’essor de l’IA.

L’étude souligne que l’UE manque de spécialisation dans les catégories de produits en pleine expansion actuellement exemptées de droits de douane américains. Les automobiles constituent une exception, le droit de douane effectif moyen pour l’UE étant passé d’environ 27 pour cent à environ 15 pour cent.

Impact de l’arrêt de la Cour suprême

À la suite d’un arrêt rendu en février 2026 par la Cour suprême des États-Unis, le gouvernement américain a remplacé les droits de douane réciproques par un droit temporaire de 10 pour cent sur une base juridique différente. Cela a profité à des pays comme la Chine et l’Inde, ainsi qu’à la Corée du Sud et au Vietnam, dont les taux de droits de douane effectifs ont été considérablement réduits.

Le taux tarifaire effectif de l’UE a également légèrement diminué pour s’établir à environ 8,1 pour cent. Les chercheurs de l’IW suggèrent que si les États-Unis reviennent à la structure tarifaire antérieure à la décision, l’accord pourrait encore être considéré comme positif. Ils soulignent toutefois que l’UE devrait réévaluer l’équilibre de l’accord si elle ne bénéficie pas d’un traitement préférentiel, car ses propres concessions reposaient sur cette hypothèse.

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