Principaux renseignements
- Selon Jeff Bezos, agir immédiatement permet de réduire l’anxiété en s’attaquant à la cause profonde du stress.
- La collaboration créative transforme les défis intimidants en casse-têtes passionnants.
- Les réductions d’effectifs mettent en évidence le fossé entre une culture d’exigences élevées et le risque de burn-out chez les salariés.
Selon Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, agir immédiatement est le moyen le plus efficace de gérer l’anxiété, plutôt que la relaxation ou la pleine conscience. Lors d’une conférence, il a expliqué aux étudiants que le stress sert d’indicateur physique signalant qu’une tâche particulière est négligée.
« Le stress comme outil de diagnostic »
Pour le milliardaire, le stress fonctionne comme un outil de diagnostic plutôt que comme un état d’esprit à gérer. Il affirme que rester inactif face à un problème est la réaction la moins productive.
Sa stratégie consiste plutôt à collaborer avec d’autres esprits créatifs pour transformer un défi stressant en un exercice collectif d’innovation. En traitant un problème comme un casse-tête à résoudre avec une équipe d’inventeurs, il affirme que l’expérience passe d’une source de tension à une source de plaisir.
La réalité d’entreprise chez Amazon
Cet état d’esprit reflète le cadre de direction rigide mis en place chez Amazon, que le PDG actuel, Andy Jassy, souligne que les employés doivent appliquer en permanence.
Cependant, cette philosophie contraste fortement avec la réalité actuelle de nombreux collaborateurs d’Amazon. Depuis 2022, l’entreprise a supprimé plus de 57 000 postes administratifs, obligeant les employés restants à gérer des charges de travail plus lourdes avec moins de ressources. Dans ce contexte, l’idée selon laquelle « plus de travail guérit le stress » est en contradiction avec les nombreux témoignages faisant état d’un épuisement professionnel structurel et d’un déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée.
Un héritage de ténacité
La détermination de Bezos transparaît clairement dans ses origines : il a en effet essuyé de nombreux refus alors qu’il cherchait à obtenir un premier financement pour son entreprise de vente en ligne, qu’il avait lancée dans un garage loué.
Si cette ténacité a contribué à bâtir une entreprise qui réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires annuel de plus de 700 milliards de dollars (environ 614 milliards d’euros) et investit massivement dans l’IA, on ne sait pas encore si une telle approche est applicable aux employés d’aujourd’hui, confrontés aux menaces de l’automatisation et des réductions d’effectifs.
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