Scénario catastrophe dans la région de Paris: 1.017 lits sur 1.080 sont occupés par des patients atteints du Covid-19

A Paris, les services de soins intensifs sont saturés de patients atteints du Covid. (Thomas Samson, Pool via AP, Isopix)

Les services de soins intensifs de la région de Paris sont bientôt presque saturés par des patients atteints du Covid-19, selon les autorités sanitaires, contactées par l’AFP. Les médecins repoussent les opérations non urgentes pour faire de la place.

Le gouvernement tient aujourd’hui une réunion de crise. La capitale espère éviter un nouveau confinement, alors que le variant britannique, qui se propage plus rapidement, frappe durement la France.

La France en alerte

Alors qu’en Belgique, nous remettons en plus en plus en question le couvre-feu, en France, il commence partout dès 18 heures. Le Pas de Calais doit se reconfiner les weekends. La semaine dernière, cette région du nord a commencé à envoyer ses patients atteints du coronavirus dans des hôpitaux moins fréquentés, notamment à Nice.

À Paris et dans sa banlieue, sur les 1.080 lits des services de soins intensifs, 1.017 sont déjà occupés par des patients contaminés par la Covid-19. C’est ce qu’annonce l’agence régionale de santé ARS. Les hôpitaux de la région doivent désormais repousser 40% des interventions non urgentes pour augmenter la capacité d’accueil à 1.577 lits disponibles pour les cas de coronavirus.

Le confinement en dernier recours

‘Je ne dis pas que nous avons besoin d’un confinement, mais nous sommes conscients des implications de la stratégie actuelle. Nous sommes saturés, les chiffres continuent d’augmenter et nous envoyons des patients ailleurs autant que possible’, a déclaré Stéphane Gaudry, médecin de réanimation à l’hôpital d’Avicenne au nord de Paris, à l’AFP.

Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, a rappelé mardi qu’un confinement pour la région parisienne ‘n’était pas à l’ordre du jour pour le moment’.

‘Le confinement est le dernier recours. Il serait présenté au gouvernement et au président si on pensait que les hôpitaux ne pourraient pas soutenir l’affluence ou si on risquait de ne pas pouvoir soigner les cas graves’, a-t-il déclaré à la radio française RTL.

Par Arno Meijnen