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L’Allemand Rheinmetall serait bien le mystérieux acheteur des chars belges Leopard 1

L’Allemand Rheinmetall serait bien le mystérieux acheteur des chars belges Leopard 1
Het logo van Rheinmetall / Freddy Versluys, CEO van OIP / De hangar met legervoertuigen van OIP – Karl-Josef Hildenbrand / Thierry Monasse / Dursun Aydemir/Anadolu Agency via Getty Images

La société de défense allemande Rheinmetall a acheté les cinquante chars Leopard 1, anciennement de l’armée belge, qui appartenaient à OIP Land Systems de Tournai, afin de les envoyer en Ukraine. C’est ce que confirme le journal allemand Handelsblatt, sur la base de ses sources.

Dans l’actu : comme nous vous le révélions mardi, les chars avaient été vendus, mais on ignorait encore à qui.

  • Lundi matin, les deux premiers des cinquante chars Leopard 1 (le prédécesseur du Leopard 2) ont été chargés sur un camion à Tournai, à destination de l’Ukraine. Ces véhicules ont été retirés du service par l’armée belge en 2014 et vendus à un prix dérisoire à Freddy Versluys, le CEO de OIP Land Systems. Une partie des activités de la société consiste à acheter, restaurer et revendre d’anciens véhicules militaires. Versluys avait payé à l’époque environ deux millions d’euros pour les cinquante chars. Soit le prix de la féraille.
  • Cependant, l’identité de l’acheteur des chars était inconnue. « Le contrat contient une clause de confidentialité concernant l’acheteur et le montant », a rappelé Versluys. On savait cependant que les chars feraient d’abord escale en Allemagne ou en Italie. Là, ils seront remis à neuf et équipés de matériel moderne. Finalement, dans quelques mois, ils se dirigeront vers l’Ukraine.

Blocage suisse

Dans l’actualité : L’acheteur mystérieux est-il enfin connu ?

Selon le Handelsblatt, la société allemande Rheinmetall a acheté ces chars Leopard 1 dans l’intention de les préparer pour le combat en Ukraine. La société a acheté l’ensemble des cinquante blindés, dont 33 peuvent encore être rendus opérationnels. Les autres seront démontés et utilisés comme pièces de rechange.

  • À l’origine, Rheinmetall voulait acheter des chars Leopard 1 auprès de la société de défense suisse Ruag. Mais elle s’est heurtée à la neutralité helvétique. Toute exportation de systèmes d’armement destinés à l’Ukraine est bloquée par le gouvernement, qui refuse toute implication dans ce conflit, ou dans n’importe quel autre. En cherchant où trouver d’autres chars, Rheinmetall est donc tombé sur notre ancien matériel.
  • Il est peu probable que Rheinmetall finance la transaction de sa propre poche. La valeur marchande d’un Leopard 1 atteint aujourd’hui le demi-million d’euros, et les chars d’OIP doivent encore être entièrement rénovés avant d’être prêts pour le combat. Cependant, Versluys a déclaré n’avoir jamais demandé 500.000 euros pour un char. Il avait été précédemment accusé par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), de demander un montant bien trop élevé. « Le fait qu’ils quittent notre entreprise montre que nous demandions un juste prix du marché, et que quelqu’un était heureux de les acheter », écrit Versluys sur LinkedIn. Actuellement, seuls les Pays-Bas, le Danemark et l’Allemagne ont annoncé qu’ils fourniraient des chars Leopard 1. Ces pays sont donc vraisemblablement derrière cet achat.

MB

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