Le rendement attendu de l’IA devrait atteindre 38 pour cent d’ici deux ans


Principaux renseignements

  • Le retour sur investissement attendu de l’IA s’envole pour atteindre, selon les prévisions, 38 pour cent d’ici deux ans.
  • Les agents IA autonomes vont transformer considérablement les activités des entreprises et les processus de travail.
  • La mauvaise qualité des données et le manque de personnel entravent une optimisation à grande échelle.

Une analyse conjointe réalisée par Oxford Economics et SAP révèle une forte hausse des rendements financiers attendus de l’intelligence artificielle. Le retour sur investissement moyen prévu a grimpé à 21 pour cent cette année, contre 16 pour cent l’année précédente, et les projections indiquent que ce chiffre atteindra 38 pour cent d’ici deux ans. Parallèlement, les entreprises augmentent leurs dépenses : les dépenses annuelles moyennes consacrées à l’IA passent de 23,3 millions d’euros à environ 24,4 millions d’euros.

L’essor des agents IA autonomes

L’intégration de l’IA dans les opérations quotidiennes s’accélère également. Actuellement, ces technologies soutiennent 30 pour cent des tâches professionnelles, un chiffre qui devrait atteindre 48 pour cent d’ici deux ans. Une grande partie de ces attentes concerne les agents IA, des systèmes autonomes capables de planifier et d’exécuter certains flux de travail. Les attentes vis-à-vis de ces agents ont considérablement augmenté ; le rendement attendu est passé de 3,75 millions d’euros l’année dernière à environ 15,35 millions d’euros dans deux ans. Plus de 80 pour cent des entreprises estiment que ces agents vont modifier considérablement leur mode de fonctionnement.

L’écart d’optimisation

Malgré ces tendances positives, un écart subsiste entre les performances actuelles et le plein potentiel. Alors que 69 pour cent des organisations sont satisfaites de leurs retours sur investissement, 67 pour cent admettent que leurs outils d’IA ne sont pas encore pleinement optimisés. Cela est souvent associé à des approches de mise en œuvre fragmentées, comme en témoigne le fait que moins de la moitié des entreprises interrogées ont désigné un responsable dédié à l’IA.

Les obstacles à un déploiement à grande échelle

Des obstacles importants continuent d’entraver un déploiement à grande échelle, notamment en matière de qualité des données et d’expertise humaine. Environ 73 pour cent des entreprises sont confrontées à des données incomplètes, et 79 pour cent indiquent que des résultats d’IA de mauvaise qualité génèrent en réalité une charge de travail supplémentaire ou des retards. De plus, 78 pour cent des organisations craignent que la formation du personnel ne puisse pas suivre le rythme de l’évolution rapide de la technologie.

Donner la priorité au changement organisationnel

Sean Kask, directeur de la stratégie IA chez SAP, affirme que la mise en œuvre réussie de l’IA nécessite non seulement un changement technique, mais aussi un changement organisationnel. Selon lui, une bonne intégration de l’IA, des données d’entreprise et des processus, associée à une gouvernance claire, est essentielle pour obtenir des résultats fiables.

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