Principaux renseignements
- La frégate russe Neutrashimy a mené des exercices de tir réel près des côtes britanniques.
- Les forces alliées du Royaume-Uni et de la France ont suivi de près cette opération.
- Ces provocations militaires coïncident avec une transition à la tête du gouvernement britannique.
Lundi 20 juillet, la frégate russe Neutrashimy a mené un exercice de tir réel d’artillerie dans la Manche, à environ 40 milles marins des côtes britanniques, près de Portsmouth. L’opération a été étroitement surveillée par l’aviation militaire française et la Royal Navy britannique, notamment par le patrouilleur hauturier de classe River HMS Tyne.
Avertissement
Avant le début de cet exercice de 30 minutes, l’équipage russe a alerté le HMS Tyne par radio, suggérant au navire britannique de s’éloigner davantage pour des raisons de sécurité. Parallèlement, un avion français a établi la communication avec la frégate afin de vérifier les objectifs du navire dans la région.
Rotations navales dans la Manche
L’arrivée du Neutrashimy fait suite à une période de présence navale russe constante dans la Manche, où des navires de guerre escortaient des navires stratégiques et des pétroliers. Le Neutrashimy, un navire de 4 300 tonnes mis en service en 1993, semble avoir remplacé le RFS Admiral Grigorovich, qui a fait route vers Kaliningrad le 16 juillet.
Son prédécesseur avait auparavant attiré l’attention pour avoir dérivé afin d’économiser du carburant et tiré des coups de semonce en direction d’une embarcation privée se trouvant à proximité. Avant ses exercices, le Neutrashimy a été repéré à l’est de Clacton-on-Sea, où il recevait des ravitaillements et du carburant d’un navire de soutien russe.
Tensions diplomatiques
Ces activités militaires ont coïncidé avec une transition politique majeure au Royaume-Uni. Alors que les exercices de tir réel avaient lieu, Sir Keir Starmer a démissionné de son poste de Premier ministre, et le roi a nommé Andy Burnham, du Parti travailliste, à la tête du nouveau gouvernement. Ce changement fait suite à une période de tensions accrues, durant laquelle l’administration Starmer avait commencé à cibler de manière agressive la « flotte fantôme » russe.
Cette répression comprenait la saisie d’un pétrolier apatride et des poursuites judiciaires à l’encontre de son capitaine pour avoir prétendument enfreint les sanctions en transportant du pétrole russe.
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