Deux fois plus d’embauches que prévu aux États-Unis : le risque de récession s’éloigne

Les employeurs américains ont embauché 2 fois plus de travailleurs que prévu au mois de juillet, faisant baisser le taux de chômage à 3,5%, soit un niveau inférieur à celui pré-pandémique. Un chiffre qui fournit la preuve la plus solide qu’une récession n’est pas à l’ordre du jour pour l’économie américaine, et ce, malgré l’inflation et la réaction de la Fed à ce propos. 

Le département du Travail américain a livré son rapport sur l’emploi pour le mois de juillet. Un rapport particulièrement attendu par les économistes, de même que par les investisseurs, car pour beaucoup les États-Unis se dirigent vers la récession. Or, outre le besoin d’une contraction de l’économie durant deux trimestres consécutifs, d’autres facteurs entrent en jeu pour parler d’une récession, notamment le taux de chômage.

Au cours du mois de juillet, la masse salariale non agricole a augmenté de 528.000 emplois, soit deux fois plus que les 250.000 emplois comblés attendus par les économistes. Il s’agit du 19e mois consécutif d’expansion de la masse salariale. Le taux de chômage a baissé de 0,1% entre juin et juillet.

Le rapport sur l’emploi a fait état d’une économie relativement saine, malgré des trimestres consécutifs de contraction du produit intérieur brut. Car si les secteurs sensibles à l’augmentation des taux d’intérêt, comme l’immobilier et le commerce de détail, ont réduit leur embauche, la demande des compagnies aériennes et du secteur de la restauration reste forte.

Une nouvelle hausse de 0,75 des taux d’intérêt ?

La forte croissance de l’emploi pourrait pousser la Fed, la banque centrale américaine, à poursuivre ses augmentations des taux d’intérêt. Une troisième hausse de 75 points de base des taux d’intérêt n’est pas à exclure lors de la prochaine réunion attendue en septembre, bien que cela dépendra en grande partie des chiffres de l’inflation américaine, comme le rappelle Reuters.

D’ailleurs, si les chiffres de l’emploi sont bons et que le taux de chômage est l’un des facteurs pour déterminer si une économie est en récession ou non, cela ne veut pas dire que tout risque est dissipé. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a entrainé une crise mondiale à plusieurs niveaux, boostant l’inflation. Et l’huile que les États-Unis ont jetée sur le feu qui brûle entre la Chine et Taïwan pourrait empirer la situation, et ce, même si aucun conflit armé ne venait à se déclencher.

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