Qui voudra partager du contenu sur Pornhub devra y laisser des traces biométriques

Isopix

Pornhub, l’un des plus grands sites Web pornographiques au monde, a annoncé un nouvel ensemble de mesures pour lutter contre les abus sur la plate-forme. Le site porno a été épinglé à la fin de l’année dernière après la découverte d’images de viol d’enfant sur le site.

Le New York Times a révélé que bon nombre des 6,8 millions de vidéos publiées chaque année sur Pornhub présentaient des abus sexuels sur des mineurs et des relations sexuelles involontaires.

Les utilisateurs peuvent également télécharger les vidéos directement à partir du site Web, permettant à quiconque d’uploader à nouveau du contenu illégal supprimé. Cela a conduit les sociétés de cartes de crédit Visa et Mastercard à cesser de traiter les paiements pour le site pornographique.

Pornhub a répondu en décembre en annonçant que seuls les partenaires du site Web et ceux qui génèrent des revenus publicitaires peuvent toujours publier des vidéos. Le site a également supprimé tout le matériel vidéo téléchargé par des utilisateurs non authentifiés. Environ 8,8 millions de vidéos ont ainsi été retirées.

Technologie biométrique

Dans un nouveau communiqué, la société indique, entre autres, qu’elle sous-traitera la vérification sur son site web à Yoti, une entreprise qui vérifie l’identité des utilisateurs. Cela se fera sur la base ‘d’une photo actuelle et d’un document d’identification approuvé par le gouvernement’.

‘Yoti vérifie la validité de la pièce d’identité et associe la pièce d’identité de l’utilisateur à sa photo en utilisant une technologie biométrique sécurisée‘, indique le communiqué. Des exemples de technologie biométrique sont la lecture d’empreintes digitales, la reconnaissance faciale et les scans de l’iris.

Pornhub publiera également plus de détails sur le fonctionnement de ses modérateurs. Par exemple, ils ‘vérifieront régulièrement les termes de recherche au sein de la plate-forme pour des augmentations de formulations qui tentent de contourner les protections existantes’. Les modérateurs seront également mieux formés, mieux accompagnés et offriront une thérapie, selon l’entreprise.