Quatre cas de variant indien du coronavirus identifiés pour la première fois en Belgique

Apparu pour la première fois début octobre à Nagpour, le variant indien du coronavirus a fait son entrée sur le territoire belge. Quatre cas viennent d’être identifiés et répertoriés sur la plateforme de surveillance génomique du SARS-Cov-2.

D’après la RTBF, ces quatre cas de variant indien ont été identifiés ce 21 avril dans trois communes: Saint-Josse-ten-Noode (Bruxelles), Schoten et Deurne (Anvers). Les personnes porteuses auraient été contaminées sur le sol belge, et non lors d’un voyage à l’étranger. Présentant des symptômes légers, aucune des victimes n’a dû être hospitalisée.

Surnommé « double mutant », ce variant B.1.617 est apparu pour la première fois à Nagpour le 5 octobre 2020. Il lui aura fallu plusieurs mois avant de réellement se propager en Inde, où sa présence est plus forte depuis la fin du mois de mars.

Que sait-on de ce variant ?

La première de ses deux principales mutations concerne la position 484 de la protéine S. Un phénomène déjà observé chez les variants sud-africain (B.1.351) et brésilien (B.1.1.28) avec la mutation E484K, mais qui n’est pas exactement la même chez ce variant indien (mutation E484Q). Dans le cas de la mutation E484K, on sait qu’elle rend le virus moins vulnérable aux anticorps, qu’ils soient conférés naturellement (via une infection) ou par le vaccin. Pour l’instant, les études sont toujours en cours pour savoir si ce variant indien possède une caractéristique similaire.

L’autre mutation majeure de la protéine S du variant indien se nomme L452R. Présente dans le variant californien (B.1.526.1), celle-ci augmente de 18 à 24% de transmissibilité du virus et a un impact significatif sur le pouvoir neutralisant des anticorps.

En résumé, il est possible que ce variant indien, comme bon nombre d’autres, soit plus transmissible que la forme initiale du coronavirus, voire qu’il échappe davantage aux vaccins. En revanche, rien ne dit qu’il est plus virulent ou plus létal qu’un autre. Des études à son sujet sont toujours en cours afin de mieux l’appréhender.

Depuis plusieurs semaines, l’Inde est en proie à une violente vague de coronavirus. Début de semaine, 300.000 cas en 24 heures ont été déclarés ainsi que 2.000 morts. Les crématoriums ne peuvent suivre la cadence.

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