Pourquoi la future présidente de la Commission dormira au Berlaymont

La Présidente Commission Européenne Ursula von der Leyen (droite) avec son prédécesseur Jean-Claude Juncker
EPA-EFE/STEPHANIE LECOCQ

La future présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, a fait savoir qu’elle renonçait à louer un appartement à Bruxelles. A l’issue de ses journées de travail au Berlaymont, elle passera ses soirées dans un appartement de 25 m² voisin de son bureau au 13ème étage.

Von der Leyen, qui succédera à Jean-Claude Juncker le 1er novembre prochain, a révélé qu’en semaine, elle dormira dans les bureaux de l’exécutif européen, et qu’elle rentrerait à Hanovre, sa ville de résidence en Allemagne, pour y passer le weekend.

Eviter un navettage laborieux

Des officiels proches de la future présidente ont indiqué que cette décision permettrait d’économiser les frais de gardiennage d’une location à Bruxelles. En outre, Von der Leyen entend ainsi échapper aux bouchons bruxellois, et éviter les pertes de temps inhérentes à un navettage laborieux.

Elle a promis de tout mettre en oeuvre pour neutraliser l’empreinte carbone de l’UE d’ici 2050. Peut-être est-ce donc sa manière de mettre personnellement ce programme à exécution.

Sa décision, tout à fait inhabituelle, n’est pas passée inaperçue à Bruxelles. En principe, outre son salaire brut mensuel de 27 903,32 euros par mois, la future présidente de la Commission percevra une indemnité mensuelle de 4185,50 euros pour ses frais de logement. On ne sait pas encore si elle renoncera à cette dernière.

Juncker aurait voulu avoir un jet privé et une résidence de prestige

Dans une interview qu’il avait donnée au journal allemand Bild au mois de juin, Jean-Claude Juncker, le président sortant de la Commission européenne, s’était plaint de ne pas disposer d’une demeure de prestige ni d’un jet personnel comme l’Air Force One du président américain. ‘J’ai vécu dans un appartement d’hôtel de 50 m² pour 3 250 €. Je ne peux pas parler aux visiteurs officiels assis sur mon lit’, avait-il déclaré à l’époque. 

Il avait évoqué la gêne qu’il en concevait lors de certaines circonstances, en particulier lors de sa rencontre avec le Président américain Donald Trump : « Je regardais constamment ma montre pour ne pas rater mon vol de retour, pendant que je parlais à Donald Trump. Trump n’arrêtait pas de dire : ‘Votre avion peut attendre ! Il n’a pas réalisé que je n’avais pas mon propre avion.’