Pour la première fois, une femme atteinte du VIH guérie grâce à une greffe de cellules souches

Une Américaine séropositive atteinte de leucémie est devenue la première femme et la troisième personne au monde à guérir du VIH, à la suite d’une greffe de cellules souches. Un nouveau signe d’espoir pour les malades touchés par ce virus qui concernait 37.7 millions dans le monde en 2020.

C’est à l’occasion de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes qui s’est déroulée à Denver que des chercheurs américains ont annoncé la bonne nouvelle : une greffe de cellules souches provenant d’un donneur naturellement résistant au virus qui cause le SIDA a permis de guérir pour la première fois une femme séropositive, également atteinte de leucémie. Ce n’est pas la première fois que ce remède est utilisé dans ce but, deux autres personnes ont déjà pu en profiter, avec les mêmes résultats : ils ont guéri du VIH.

« C’est maintenant le troisième rapport d’un remède dans ce contexte, et le premier chez une femme vivant avec le VIH », a déclaré Sharon Lewin, présidente élue de la Société internationale du sida, dans un communiqué.

Une approche différente

Dans le cas présent, la patiente a reçu des cellules souches prélevées de sang de cordon ombilical. Une approche quelque peu différente de celle réalisée sur les autres personnes guéries du VIH. Aujourd’hui, la patiente est en rémission depuis 14 mois, rapporte Reuters. Elle ne présente plus le virus et n’a même pas eu besoin de prendre le lourd traitement antirétroviral prescrit dans ce genre de cas.

Un traitement contre le cancer

Cette approche s’inscrit dans une étude plus vaste menée aux États-Unis par la Dre Yvonne Bryson de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et la Dre Deborah Persaud de l’Université Johns Hopkins à Baltimore pour trouver un traitement contre le cancer et d’autres maladies graves. 25 personnes vivant avec le VIH et ayant reçu des cellules souches provenant de sang de cordon ombilical sont suivies dans le cadre de cette étude.

Avant de recevoir le traitement expérimental, les différents participants ont subi une chimiothérapie pour tuer leurs cellules immunitaires cancéreuses. Après quoi, les médecins leur ont greffé des cellules souches provenant d’individus porteurs d’une mutation génétique spécifique qui empêche le virus d’infecter d’autres cellules. Les chercheurs estiment que grâce à cette greffe, les patients développent un système immunitaire résistant au VIH.

Cette nouvelle approche et les premiers résultats sont encourageants. Cela « confirme qu’un remède contre le VIH est possible et renforce encore l’utilisation de la thérapie génique comme stratégie viable pour un remède contre le VIH », a indiqué la Dre Lewin.

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