650 % : le taux de croissance de l’obésité au Ghana depuis 1980

650 % : c’est le taux de progression ahurissant de l’obésité au Ghana depuis 1980. Le pétrole offshore, l’or et le cacao, dont ce pays de 28 millions d’habitants est riche, ont alimenté son essor économique. En conséquence, la croissance moyenne du PIB a été de 1,8 % au cours de la décennie passée. Comme souvent, ce boom économique a nourri un exode rural qui a contribué à développer la population urbaine. De ce fait, des millions de gens ont déménagé en ville et on a assisté à l’ouverture de centres commerciaux et de nouveaux commerces. Les grandes chaînes de fast-food internationales ont donc ouvert plusieurs établissements dans le pays.C’est ainsi qu’une épidémie d’obésité est apparue dans cette nation africaine. Le nombre de personnes obèses est passé de 2 % à 13,6 % depuis 1980. De plus, le Ghana se targue de figurer sur la triste liste des 73 pays où l’obésité a au moins doublé depuis cette époque.

L’obésité maintenant plus fréquente dans les pays en développement que dans les pays riches

Cette combinaison de prospérité, d’urbanisation et d’obésité n’est pas seulement visible au Ghana. On la retrouve aussi dans d’autres pays émergents, dont l’Argentine, le Vietnam, mais aussi en Inde et en Chine. L’arrivée des fast-foods dans les pays en développement a largement contribué à cette nouvelle épidémie d’obésité dans le monde, rapporte le Guardian.L’éradication de la pauvreté dans ces pays s’est accompagnée d’un phénomène inquiétant. L’omniprésence du gras dans l’alimentation n’est plus uniquement un problème de pays riches. Un rapport de l’Overseas Development Institute a révélé plus tôt cette année que l’obésité est maintenant plus fréquente dans les pays en développement que dans les pays riches.Dans le monde, plus d’un tiers des adultes sont en surpoids. Les deux tiers de ces personnes vivent dans des pays à faible revenu ou revenu moyen. En effet, le nombre de personnes obèses a été multiplié par 4 dans ces pays en moins de 30 ans. Il atteint presque un milliard aujourd’hui.