Navalny: ‘Poutine est derrière mon empoisonnement, je ne vois pas d’autres explications’

Russisch oppositieleider Alexei Navalny beschuldigt het Kremlin ervan hem te hebben vergiftigd. De zaak heeft het vertrouwen in het Russische investeringsklimaat een zware deuk bezorgd. – EPA

‘J’affirme que (Vladimir) Poutine est derrière cet acte, je ne vois pas d’autres explications’, a déclaré l’opposant russe Alexeï Navalny, à propos de son empoisonnement au Novitchok en août dernier. Cette accusation fait partie d’une série d’extraits, publiés ce jeudi, d’un entretien accordé à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Dans sa première interview publiée depuis sa sortie d’un hôpital berlinois, l’opposant russe Alexeï Navalny accuse donc frontalement le président Vladimir Poutine d’être ‘derrière’ son empoisonnement.

‘Mon devoir est à présent de rester comme je suis, quelqu’un qui n’a pas peur. Et je n’ai pas peur !’, a encore clamé l’homme de 44 ans qui assure qu’il ne pas ‘le cadeau à Poutine de ne pas retourner en Russie’. ‘Ne pas rentrer signifierait que Poutine a atteint son objectif.’

Alexeï Navalny devra toutefois se montrer patient, sa convalescence en Allemagne risquant de prendre ‘beaucoup de temps’, selon les dires de sa porte-parole.

Poutine lui a ‘sauvé’ la vie

Pour rappel, Alexeï Navalny est tombé gravement malade le 20 août dernier, alors qu’il se rendait à Moscou en avion après un passage en Sibérie pour les besoins d’une campagne électorale. Trois laboratoires européens ont conclu à un empoisonnement à un agent Novitchok, un ensemble de neurotoxiques mis au point en Union soviétique dans les années 70 et 80.

Un épisode dramatique qu’Alexeï Navalny a relaté à Der Spiegel: ‘J’ai alors entendu des voix de plus en plus étouffées, une femme disant « ne vous évanouissez pas ». Et c’est tout. Je savais que j’étais mort. Je ne me suis rendu compte que plus tard que j’avais tort.’

En réaction à ces accusations, le Kremlin a affirmé que l’opposant russe travaillait pour des services secrets occidentaux, et ajouté que Vladimir Poutine lui avait ‘sauvé’ la vie ‘et non orchestré son empoisonnement’.