Euphorie à la NASA après le lancement d’Artemis : la première étape de l’exploitation de la Lune

C’est désormais une certitude : on retournera sur la Lune, pour la première fois depuis 1972, et cette fois, c’est pour nous y installer durablement. En surface parfois, mais avant tout en orbite autour de notre satellite. Alors qu’Orion – premier du nom – va bientôt tutoyer notre Lune, le point sur ce qui sera la plus belle réalisation humaine de la décennie.

Pourquoi est-ce important ?

Après le lancement - de nombreuses fois reporté - de la première fusée lunaire du programme Artemis, l'euphorie semble régner à la NASA.

Dans l’actualité : alors que le vaisseau Orion, premier du nom, se dirige vers la Lune, notre espèce est enfin sur la bonne voie pour s’installer durablement sur notre satellite naturel, estime la NASA.

  • « Nous allons envoyer des gens à la surface et ils vont vivre sur cette surface et faire de la science », a déclaré Howard Hu, qui dirige le programme de vaisseau spatial lunaire Orion pour l’agence spatiale américaine.
  • Le premier vol avec équipage du vaisseau Orion est toujours prévu pour 2024. D’ici là, la NASA compte surtout déposer du matériel en avance sur la Lune, tout en assurant ainsi la fiabilité de ses alunisseurs.
  • La première véritable mission habitée vers le sol lunaire est, elle, prévue pour 2025. L’équipage se posera près du pôle Sud de la Lune, où il passera environ une semaine à chercher des signes d’eau.

L’enjeu : l’eau est capitale pour une présence humaine dans l’espace ; d’abord pour assurer nos besoins vitaux, mais aussi et surtout pour produire de l’oxygène, ainsi que du carburant pour les fusées. Or, si la Lune est destinée à devenir notre station-service pour ravitailler nos vaisseaux en route vers Mars, il faut d’abord y installer une base permanente pour l’extraction et la transformation du précieux produit.

À la surface parfois, mais surtout en orbite

  • Une présence permanente, doublée d’une station spatiale en orbite, est bel et bien au programme.
  • La NASA a déjà, sur le papier du moins, un tel lieu de résidence lunaire : le Lunar Surface Habitat. Celui-ci consistera en une structure partiellement gonflable de 12 tonnes, permettra d’accueillir de deux à quatre astronautes durant 30 à 60 jours. Il s’agit donc d’une occupation plutôt semi-permanente, dans un premier temps du moins. Selon le planning en vigueur en novembre 2022, le module devrait être installé en 2031, dans le cadre de la mission Artemis VIII.
  • C’est en fait autour de la Lune que notre espèce veut s’installer durablement, avec des séjours ponctuels sur notre satellite même. Lunar Gateway, une station orbitale capable d’accueillir en permanence jusqu’à quatre personnes.
  • Le premier module doit être lancé en 2024. Mais la semaine dernière, une première étape a déjà été franchie : le minuscule cubesat CAPSTONE, qui fait la taille d’un four à micro-ondes, s’est positionné en orbite lunaire. Celui-ci doit s’assurer de la viabilité de l’orbite prévue pour Lunar Gateway.
  • Celle-ci sera placée sur une orbite rectilinéaire, entre 3.000 et 70.000 km de l’astre. Elle est très stable c’est-à-dire qu’elle réduit fortement la quantité d’ergols nécessaire pour corriger l’orbite, et la station sera toujours visible depuis la Terre, sans interruption des transmissions, qui pourraient être bloquées par la masse de la Lune.

« C’est le premier pas que nous faisons vers l’exploration à long terme de l’espace lointain, non seulement pour les États-Unis, mais aussi pour le monde entier »

Howard Hu
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