Malgré 55 revers juridiques, Trump lance une ultime offensive avec l’aide de 18 États (républicains)

Le président américain Donald Trump continue à contester obstinément la victoire de Joe Biden sous prétexte que des fraudes massives auraient eu lieu lors de l’élection. Et il est soutenu dans ses démarches par une grande partie de l’establishment républicain. Pourtant, selon les experts juridiques, les quelques plaintes qui n’ont pas encore été rejetées n’ont aucune chance d’aboutir.

Dix-sept États américains, tous dirigés par des républicains, ont décidé de soutenir une plainte du Texas devant la Cour suprême, la plus haute cour des États-Unis. Le procureur de cet État, le républicain Ken Paxton, demande que les résultats électoraux, déjà certifiés, en Pennsylvanie, en Géorgie, au Michigan et au Wisconsin, soient invalidés. Dans ces quatre États-clés, le scrutin a été remporté par le challenger de Donald Trump, le démocrate Joe Biden.

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À noter que les détracteurs de Ken Paxton, qui est actuellement sous le coup d’une enquête fédéral menée par le FBI, voient dans son dévouement envers Donald Trump une manière de tenter d’obtenir une grâce présidentielle. Une accusation que l’intéressé nie farouchement.

Selon les experts, il s’agit d’une offensive désespérée dont le raisonnement juridique n’a aucun sens. Et le fait qu’elle soit menée par les républicains, qui chérissent traditionnellement l’indépendance des différents États américains – mais acceptent apparemment dans ce cas-ci qu’un État intervienne dans la politique des autres – est encore plus étonnant.

55

55, c’est le nombre de fois que l’équipe juridique de Donald Trump a déjà dû mordre la poussière, selon un décompte tenu par un juriste démocrate. Dans bon nombre de cas, la Team Trump a tenté de défendre l’idée selon laquelle des fraudes auraient été commises lors de l’élection dans les États remportés par le candidat démocrate. Cette tactique n’a pas fonctionné. La plupart du temps, ces plaintes n’ont même pas réussi à se frayer un chemin jusque devant les tribunaux.

Mercredi, la Cour suprême a mis à la poubelle une autre demande de l’équipe Trump concernant les résultats électoraux en Pennsylvanie. Les six juges qui ont eu à se prononcer sur la question ont tous déclaré qu’il n’y avait pas d’arguments crédibles pour permettre à l’affaire d’aller de l’avant. Parmi eux, trois sont conservateurs, comme l’a souligné Donald Trump lui-même.

Rien non plus mercredi à la Cour suprême du Nevada, État dans lequel le président élu Joe Biden dispose d’une confortable avance. Et là aussi, le verdict a été unanime: il n’y a aucune preuve de fraude lors des élections de 2020, et certainement pas au Nevada.

La base républicaine à l’écoute de Trump

Les 50 États américains, ainsi que le District de Columbia, ont déjà certifié les résultats de l’élection, ce qui signifie qu’ils désigneront officiellement Joe Biden en tant que président élu. Des certifications que Donald Trump a également décidé d’attaquer. En Arizona, le président républicain a tenté de renverser la situation, sans succès. En Géorgie, une affaire similaire était également en cours, mais le juge l’a déclarée irrecevable.

Mais malgré les décisions de justice, la base républicaine reste très réceptive au flux incessant des accusations de fraude formulées par Donald Trump. Selon un récent sondage, à peine 13% des électeurs républicains estiment qu’il n’y a pas eu de fraude lors des élections. Et seulement 18% d’entre eux sont prêts à accepter le résultat du scrutin.

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