Principaux renseignements
- L’UE intensifie ses sanctions économiques contre le secteur militaro-industriel russe.
- De nouvelles mesures visent spécifiquement les entreprises produisant les drones Geran et Shahed.
- Un processus de mise sur liste continu accélère la mise en œuvre des sanctions afin de contourner les retards diplomatiques.
En réponse aux attaques aériennes dévastatrices menées cette nuit contre Kiev, qui ont fait au moins 13 morts et de nombreux blessés, l’Union européenne intensifie sa pression économique sur la Russie. Kaja Kallas, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, a annoncé que de nouvelles mesures viseraient spécifiquement le secteur militaro-industriel russe, en particulier les entreprises chargées de la production de pièces pour les drones Geran et Shahed.
Une réponse directe aux attaques contre les civils
Mme Kallas a souligné le X que ces sanctions supplémentaires sont une conséquence directe des attaques incessantes de Moscou contre les civils. Elle a affirmé que le coût de ces attaques doit continuer à augmenter jusqu’à ce que le Kremlin se rende compte que la victoire est hors de portée.
Ces développements font suite à des avertissements urgents de l’armée de l’air ukrainienne concernant des menaces de missiles balistiques, qui ont poussé le président Volodymyr Zelensky à écourter son voyage à Dublin.
Accélération du processus de sanctions
Afin de garantir une mise en œuvre plus rapide, l’UE opte pour un processus d’inscription progressive sur la liste plutôt que d’intégrer ces mesures dans le 21e paquet de sanctions actuellement en discussion pour la mi-juillet.
Ce changement stratégique permet à l’Union de contourner les retards liés à l’approbation de paquets plus larges et d’éviter les clauses de renouvellement automatique.
Cibler les infrastructures liées aux drones
Selon certaines informations, les restrictions proposées visent une personne et cinq organisations liées au développement des drones russes. Ces propositions ont déjà été transmises aux ambassadeurs de l’UE, et de nouvelles délibérations sont prévues le 8 juillet, avant la réunion du Conseil des affaires étrangères du 13 juillet.
Kallas a affirmé qu’une simple condamnation verbale était insuffisante, arguant que seules une aide militaire persistante à l’Ukraine, combinée à une pression accrue sur la Russie, pouvaient mettre fin aux frappes sur la capitale.
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(ns)

