Principaux renseignements
- L’Organisation maritime internationale (OMI) a suspendu les évacuations de marins afin de vérifier les protocoles de sécurité après qu’un missile a touché l’Ever Lovely.
- L’Iran conteste en effet les routes de navigation définies par l’OMI.
- Les tensions géopolitiques liées aux redevances maritimes et aux négociations sur le nucléaire continuent de rendre volatils les cours mondiaux du pétrole.
L’OMI a suspendu son plan visant à évacuer plus de 11 000 marins bloqués dans le détroit d’Ormuz à la suite d’une frappe de missile contre un navire marchand. Arsenio Dominguez, directeur général de l’OMI, a indiqué que, bien que certaines évacuations aient déjà eu lieu, cette suspension était nécessaire pour vérifier que les protocoles de sécurité essentiels restaient efficaces.
L’attaque contre l’Ever Lovely
L’incident a concerné l’Ever Lovely, un navire battant pavillon singapourien, qui a été touché par un projectile non identifié à environ 7,5 milles marins au sud-est de Dahit, à Oman. Malgré cette attaque, le navire — qui guidait un groupe de quatre autres navires le long d’une route sud recommandée par l’OMI — a poursuivi sa route dans le détroit.
Les membres d’équipage ont indiqué que la marine iranienne n’avait émis aucun avertissement radio avant l’attaque, bien que les responsables américains aient attribué cette frappe à l’Iran. Dominguez a précisé que le navire visé n’opérait pas conformément au protocole officiel d’évacuation de l’OMI, soulignant que la priorité était le bien-être des marins et la nécessité d’une coordination accrue.
Tensions croissantes
Les tensions se sont intensifiées lorsque le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a qualifié les itinéraires de transit désignés par l’OMI d’« inacceptables », insistant sur le fait que les navires devaient se coordonner avec Téhéran.
L’Autorité du détroit du golfe Persique a ajouté que les armateurs et les exploitants de navires seraient tenus pour responsables de tout incident survenant sur des itinéraires non autorisés. Ces frictions persistent malgré un récent accord conclu entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin aux hostilités, qui comprenait un engagement de Téhéran à faciliter la circulation en toute sécurité du trafic commercial pendant 60 jours.
Conflit sur les redevances de transit
Le coût du transit reste un sujet de discorde majeur. Alors que les États-Unis soutiennent que le détroit est une voie navigable internationale où les péages sont interdits — une position reprise par le secrétaire d’État Marco Rubio —, l’Iran a l’intention de mettre en place des « redevances de services maritimes ».
Baisse des prix du pétrole
L’instabilité régionale a débuté en février, lorsque les actions militaires américaines et israéliennes contre l’Iran ont conduit à la fermeture effective du détroit. Cette perturbation a provoqué une flambée des cours mondiaux du pétrole et entravé le transport de marchandises essentielles telles que les engrais.
Cependant, la volatilité des marchés s’est atténuée depuis le 17 juin, date à laquelle un protocole d’accord a été signé en vue de négocier le programme nucléaire iranien et de mettre fin au conflit. En conséquence, les prix du pétrole brut ont affiché une tendance à la baisse, retombant brièvement à des niveaux proches de ceux observés avant les premières attaques.
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(ns)

