Principaux renseignements
- L’Iran est prêt à rétablir le cessez-le-feu de juin, à condition que les États-Unis respectent leurs engagements.
- Les termes initiaux exigeaient que l’Iran procède au déminage naval en échange d’un allègement des sanctions et d’une aide financière.
- Les exigences intransigeantes du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et les récentes frappes militaires menacent cette ouverture diplomatique.
Lors du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai à Bichkek, le président Masoud Pezeshkian a annoncé que l’Iran était prêt à rétablir l’accord de cessez-le-feu de juin, à condition que les États-Unis en fassent de même.
Intensification des hostilités
Ce geste fait suite à une récente recrudescence des hostilités, marquant le premier affrontement militaire direct entre les deux nations depuis plusieurs semaines. Selon les informations relayées par les médias d’État iraniens, Pezeshkian a affirmé que Téhéran respecterait immédiatement sa part du protocole d’accord si Washington reprenait ses propres engagements.
Accord-cadre de juin
L’accord-cadre initial conclu en juin visait à geler les opérations de combat et à ouvrir une fenêtre diplomatique de deux mois afin de négocier un traité de paix global.
En vertu de ces termes, l’Iran s’était engagé à retirer les mines navales du détroit d’Ormuz afin de garantir la sécurité du transit maritime. En échange, les États-Unis devaient mettre fin à leur blocus naval, lever les sanctions économiques, accorder des autorisations d’exportation de pétrole et mettre en place un programme d’aide financière pour la reconstruction de l’Iran.
Cependant, le pacte a échoué peu après sa conclusion.
Pressions politiques internes
Malgré la préférence du président pour la voie diplomatique, des pressions internes persistent de la part du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Le puissant groupe paramilitaire insiste sur des conditions préalables strictes que les États-Unis ne sont guère susceptibles d’accepter, telles que la juridiction officielle de l’Iran sur le détroit d’Ormuz et des réparations de guerre substantielles.
Aavertissements
Tout en affirmant que l’Iran était attaché à son histoire de respect des traités internationaux et ne souhaitait pas de conflit, Pezeshkian a averti que son pays ne resterait pas passif face à des frappes étrangères.
Escalade des tensions militaires
Ces ouvertures diplomatiques interviennent dans un contexte de recrudescence de la violence. Lundi, les forces américaines ont frappé deux sites de lancement iraniens sur l’île de Larak. En réponse, les dirigeants iraniens ont déclaré que, bien qu’ils ne cherchent pas à provoquer une escalade, ils sont prêts à riposter de manière décisive contre tout acte d’agression.
(at)
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