Principaux renseignements
- L’Iran explore diverses stratégies pour contourner les sanctions américaines réinstaurées.
- Les objectifs de production nationale visent à compenser la chute des volumes d’exportation.
- La Chine maintient des liens commerciaux essentiels malgré la pression américaine.
Malgré la réinstauration des sanctions américaines à la mi-juillet, le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, affirme sur Nournews que Téhéran explore activement diverses stratégies pour contourner les restrictions commerciales. Il a souligné que le secteur pétrolier du pays reste actif et cherche des moyens globaux pour neutraliser l’impact du blocus.
Alors qu’une brève accalmie au début de l’été avait permis une forte augmentation des expéditions depuis le golfe Persique, le gouvernement se concentre désormais sur la croissance interne pour maintenir la stabilité.
Stimuler la production nationale
Les efforts nationaux se concentrent actuellement sur l’augmentation de la production de brut. Un plan stratégique visant à accroître la production de 250 000 barils par jour est en cours de mise en œuvre, une augmentation initiale de 70 000 à 80 000 barils ayant déjà été réalisée.
De plus, l’Iran a réalisé des progrès significatifs dans la réduction des déchets environnementaux grâce à la récupération des gaz de torchère. En intégrant de nouvelles initiatives aux opérations existantes, la collecte quotidienne de gaz associé a atteint environ 17 millions de mètres cubes, améliorant ainsi l’efficacité énergétique globale.
Remise sur pied après un acte de sabotage
Le secteur énergétique a également dû se remettre d’un acte de sabotage physique. À la suite d’une attaque survenue le 18 mars qui a endommagé quatre raffineries de gaz à Asaluyeh et fortement réduit la production, des experts locaux se sont attelés à rétablir leur fonctionnement. Paknejad a indiqué que la reconstruction est en cours et que la production de gaz devrait remonter dans les mois à venir.
Impact de la pression américaine
Toutefois, des données externes suggèrent que la campagne de pression américaine porte ses fruits. Des sociétés de suivi des navires, telles que Kpler, font état d’une chute drastique des exportations, soulignant que les chargements du mois d’août sont tombés à 260 000 barils par jour — une baisse considérable par rapport aux 1,7 million de barils enregistrés un an auparavant.
D’autres observateurs, dont TankerTrackers.com, indiquent que les exportations ont chuté de manière quasi totale par rapport au début de l’année, ce qui montre que la stratégie du « Jour J économique » limite efficacement les recettes iraniennes.
Le rôle de la Chine
Au cœur de cette guerre économique, la Chine reste un allié essentiel. Malgré les sanctions américaines visant des entités en Chine et à Hong Kong pour avoir facilité le commerce avec l’Iran, Pékin a refusé de rompre ses liens commerciaux. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que la Chine prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts nationaux et maintenir ses relations commerciales. (fc)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

