Principaux renseignements
- La production minière en République démocratique du Congo reste stable malgré les tensions régionales et les pénuries de produits chimiques.
- La croissance record des exportations de cuivre et de cobalt consolide la position dominante du pays sur le marché mondial.
- Les stocks stratégiques et les accords régionaux atténuent les risques de production à long terme.
Les activités minières en République démocratique du Congo ne devraient pas connaître de revers importants en termes de rendements de cuivre et de cobalt cette année, malgré les tensions au Moyen-Orient, rapporte Reuters.
Selon Grace Mabaya, haute fonctionnaire au ministère des Mines, le gouvernement n’a constaté aucune baisse significative de la production due à une disponibilité limitée des produits chimiques essentiels à l’exploitation minière.
Pénuries de produits chimiques
L’instabilité entre les États-Unis et l’Iran, qui a débuté fin février avant qu’une trêve temporaire ne soit conclue, a entraîné des pénuries d’acide sulfurique. Ce produit chimique est essentiel au traitement des métaux.
En conséquence, la Zambie – principale source d’approvisionnement de la RDC – a restreint ses exportations afin de garantir la satisfaction de ses propres besoins nationaux. Cette mesure a conduit certaines entreprises minières congolaises à envisager de réduire leur production, même après avoir atteint des chiffres d’exportation records au premier trimestre.
Statistiques d’exportation record
Les statistiques récentes soulignent la position dominante du pays en tant que leader mondial du cobalt et deuxième producteur mondial de cuivre. Au cours du premier trimestre, les exportations de cuivre ont augmenté de 4,8 pour cent en glissement annuel pour atteindre 823 887 tonnes métriques.
De même, les expéditions d’hydroxyde de cobalt ont grimpé de 24,5 pour cent pour s’établir à 51 940 tonnes, tandis que les exportations d’or ont atteint 6,3 tonnes, pour une valeur marchande de 732 millions de dollars (640,5 millions d’euros).
Atténuation des risques
À l’horizon fin 2026, les prévisions restent optimistes en raison de la stabilité des activités minières et de la forte demande mondiale de cuivre. Mabaya a souligné que le risque de déficits de production importants est faible, car la plupart des opérateurs s’appuient sur des fournisseurs régionaux, détiennent des stocks stratégiques ou ont conclu des accords d’approvisionnement à long terme.
Toutefois, il a été reconnu qu’une instabilité prolongée pourrait potentiellement entraîner une augmentation des dépenses et un ralentissement des délais de livraison.
Acteurs dominants
Par ailleurs, la RDC met en œuvre des réformes visant à renforcer son contrôle sur le marché du cobalt par le biais de restrictions à l’exportation et de quotas imposés par le gouvernement. En ce qui concerne les principaux acteurs du secteur, la société anglo-suisse Glencore et la société chinoise CMOC sont restés les principaux exportateurs de cobalt et de cuivre tout au long du premier trimestre.
(at)
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